17.03.2016 à 19:27

Etats-UnisEn quatre tweets, elle flingue les préjugés

Ecoeurée de lire constamment des messages insultants à l'égard des femmes rondes, une étudiante a pris le risque de s'exposer sur Twitter.

par
joc

Pas facile d'assumer ses formes lorsque l'on est une jeune fille et que l'on est constamment humiliée sur les réseaux sociaux. Sara Petty, étudiante à l'Université Bowling Green State (Ohio), en connaît un rayon en matière de préjugés et autres insultes. Tous les jours, la jeune fille de 20 ans tombe sur des commentaires d'internautes, la plupart féminines, qui s'en prennent au physique d'autres femmes. «Un jour, j'ai vu passer un tweet qui disait qu'une personne pesant 90 kilos ne devrait pas porter de bikini», raconte Sara au Huffington Post.

Piquée au vif, l'étudiante a fait quelques rapides recherches et découvert toute une série de tweets du même acabit. «Alors j'ai décidé d'essayer, à ma façon, de mettre fin à ces commentaires qui mettent à mal l'acceptation de soi», explique-t-elle. La jeune femme a donc pris la pose dans des tenues qui, selon certaines internautes, ne devraient pas être portées par des femmes rondes: en bikini, en mini-débardeur, en leggings et en mini-short.

A côté de ces selfies, l'étudiante a publié des captures d'écran de tweets insultants du genre: «Tu pèses plus de 90 kilos et tu as l'audace de porter un mini-débardeur». En accompagnement du montage, Sara a écrit: «Les filles, portez ce que vous voulez». En apparence très sûre d'elle, l'étudiante a pourtant tremblé au moment de publier ces tweets. «C'était un peu effrayant, parce que je savais que je m'exposais à encore plus d'insultes sur mon physique», concède la jeune femme, qui est tout de même allée au bout de son initiative. «Je voulais me prouver que l'opinion qu'ont les autres sur mon poids ne m'importe pas», explique l'Américaine.

Malgré ses craintes, Sara a reçu une majorité de messages positifs. «J'ai eu ma dose d'attaques sur le physique, de gens haineux et de commentaires à caractère sexuel. Mais les réactions ont été extraordinairement positives», assure-t-elle. L'étudiante espère inciter les femmes à cesser de prendre la tête et de «se dévaloriser entre elles». «Il y a déjà assez de préjugés envers nous, nous n'avons pas besoin que les femmes s'y mettent aussi», estime-t-elle.

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