En Suisse, le porte-monnaie téléphonique a du retard
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En Suisse, le porte-monnaie téléphonique a du retard

Un Japonais sur cinq utilise son portable comme porte-monnaie. En Suisse, ce paiement électronique s'impose lentement, très lentement.

Au Japon, le porte-monnaie électronique connaît un boom ininterrompu depuis 2003. Aujourd'hui, plus de 500 000 transactions sont enregistrées chaque jour à partir de ce mode de paiement. Les utilisateurs japonais n'ont qu'à présenter leur téléphone à un scanner électronique pour effectuer des achats dans des magasins d'alimentation, passer les portillons des gares et des stations de métro, ou procéder à leur enregistrement dans les aéroports. En Suisse aussi il est possible de payer avec son téléphone. Une cinquantaine de distributeurs de Coca-Cola, des garages souterrains à Lucerne et à Bâle, des distributeurs Selectas dont un à l'EPFL,une station de lavage à Monthey acceptent ce mode de paiement. En fait c'est le désert. Pourquoi tant de timidité? Les opérateurs suisses seraient-ils frileux? «Les Japonais ont aussi d'autres habitudes que les Suisses. Ils passent beaucoup plus de temps dans les transports publics et en métro, confie Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom, à Berne. En fait, les sociétés de télécoms doivent aussi prendre le risque économique de la transaction à la place de leurs clients. C'est pourquoi elles se limitent à garantir des micropaiements. Payer son canapé flambant neuf avec son natel n'est pas à l'ordre du jour. En revanche les Suisses pourront bientôt acheter ainsi leurs billets de train et de concert. Chi va sano...

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