Genève: En un mois, le nombre de réfugiés ukrainiens a doublé à Palexpo

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GenèveEn un mois, le nombre de réfugiés ukrainiens a doublé à Palexpo

Plus de 200 personnes occupent la halle 7, transformée en centre d’accueil d’urgence. Soit le double d’il y a un mois. Plusieurs facteurs expliquent le phénomène.

par
David Ramseyer
Le centre d’accueil d’urgence des réfugiés ukrainiens, à Palexpo, a ouvert le 10 avril 2022. Palexpo, Halle 1.

Le centre d’accueil d’urgence des réfugiés ukrainiens, à Palexpo, a ouvert le 10 avril 2022. Palexpo, Halle 1.

Laurent Guiraud/ Tamedia

«Il y a de plus en plus de monde chaque jour, surtout des femmes avec des enfants», observe Vitalii, assis sur son lit, dans la halle de Palexpo. Le trentenaire originaire de Kiev y est hébergé depuis environ six semaines. La hausse qu’il décrit n’est pas qu’une simple impression. Responsable du site, l’Hospice général confirme qu’en un mois, le nombre de réfugiés ukrainiens a doublé dans l’immense structure. Ils sont désormais quelque 230 à y être accueillis.

L’été joue un rôle

Alors que le flot des personnes qui ont fui l’attaque russe a diminué en Suisse, comment expliquer ce rebond? Les réponses sont multiples. Contrairement à la situation qui prévalait au début de la crise, «beaucoup de gens arrivent aujourd’hui sans solution dans un logement privé, car ils ne connaissent personne à Genève», énonce Bernard Manguin, porte-parole de l’Hospice. Cela prend du temps de leur trouver un toit, surtout au début des vacances d’été, poursuit l’institution: «En cette période, il n’est pas facile de dénicher des familles d’accueil.»

Mandatée à cet effet, Caritas signale un «petit bouchon estival». D’un côté, les contrats d’hébergement de trois mois chez les privés, signés ce printemps au plus fort de la vague de réfugiés, sont arrivés à échéance. De l’autre, des familles d’accueil comptent continuer leur effort, mais après les vacances, note l’association. «Le phénomène ne concerne cependant qu’une minorité des hôtes. La plupart n’ont pas interrompu leur aide», insiste Mario Togni, chargé de communication à Caritas (cf. encadré).

Situation sous contrôle

Alors que l’Établissement vaudois d’accueil des migrants n’annonce pas de hausse des réfugiés sur son site d’urgence de Beaulieu, à Lausanne, Genève assure avoir encore de la marge. Il reste environ 170 lits disponibles. Et encore 250 de plus, au cas où, dans la seconde partie de la halle 7 aujourd’hui fermée. La situation en matière d’encadrement semble elle aussi sous contrôle. «À Palexpo, nous sommes solidaires entre Ukrainiens, ajoute Vitalii. Mais il faut le dire aussi: le personnel est formidable, les gens sont très gentils avec nous!»

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