«Grounding» de SkyWork: En une nuit, Berne-Belp se mue en aéroport fantôme
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«Grounding» de SkyWorkEn une nuit, Berne-Belp se mue en aéroport fantôme

Mercredi soir, la compagnie aérienne bernoise a mis la clé sous la porte. Jeudi matin, il n'y avait pas un chat à l'aéroport de la capitale.

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ofu/ber/miw/ats
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Mercredi soir (29 août 2018), la compagnie aérienne bernoise a mis la clé sous la porte après une trentaine d'années d'activité. Jeudi matin (30 août 2018), tous les avions étaient cloués au sol.

Mercredi soir (29 août 2018), la compagnie aérienne bernoise a mis la clé sous la porte après une trentaine d'années d'activité. Jeudi matin (30 août 2018), tous les avions étaient cloués au sol.

Lecteur reporter/Lukas Wyss
20min / ber
La suspension des opérations aériennes affecte directement environ 11'000 passagers déjà munis de billets pour des vols futurs.

La suspension des opérations aériennes affecte directement environ 11'000 passagers déjà munis de billets pour des vols futurs.

20min / ber

Incapable de fournir les garanties financières nécessaires, SkyWork Airlines a annoncé mercredi soir qu'elle cessait ses activités avec effet immédiat. La suspension des opérations aériennes affecte directement environ 11'000 passagers déjà munis de billets pour des vols futurs.

L'aéroport bernois de Berne-Belp a conseillé aux voyageurs de ne pas faire le déplacement à Berne. Le message semble s'être répandu comme une traînée de poudre, écrit «20 Minuten». Car ce jeudi matin, l'aérodrome ressemblait à une ville fantôme: tandis que plusieurs avions étaient cloués au sol, les locaux, eux, étaient totalement vides.

Fondée en 1983

C'est en effet depuis chez eux à la maison que les passagers doivent désormais se battre pour se faire rembourser leurs billets (lire encadré). Sur Twitter, plusieurs personnes ont fait part de leur agacement: «Je n'ai toujours pas reçu de mail de la part de SkyWork. Je me demande bien si l'entreprise va me répondre un jour et me rembourser mon billet. Beau service», écrit un internaute, un brin sarcastique.

Fondée en 1983 à Berne comme école d'aviation, la compagnie a plusieurs fois été menacée de faillite depuis sa création. Le transporteur aérien est basé à l'aéroport de Berne-Belp et exploite jusqu'à 20 lignes selon les saisons avec des appareils de 30 à 50 places.

SkyWork: l’aéroport de Berne pas menacé

Après la faillite de la compagnie aérienne SkyWork, l’aéroport de Berne perd un tiers de ses revenus à court terme, mais son existence n’est pas directement menacée, selon le directeur de l’aéroport Mathias Gantenbein.

Des milliers de clients en rade

La faillite de SkyWork contraint des milliers de passagers à trouver des solutions de rechange. Ceux qui ont réservé leur vol dans une agence de voyage doivent chercher de l'aide de ce côté. Ceux qui ont réservé directement chez la compagnie doivent se débrouiller. Ils pourront se faire rembourser leur ticket auprès de l'assurance voyage s'ils en ont une, recommande l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Les voyageurs qui ont utilisé leur carte de crédit devront également s'adresser à la société émettrice de cartes.

Les agences de voyage comme Tui Suisse et Hotelplan Suisse ont commencé dès jeudi à chercher des alternatives pour leur clientèle. Chez Tui, quelque 150 personnes qui avaient une offre tout inclus sont concernées et une vingtaine sont déjà en vacances à l'étranger, selon Corina Räber. Hotelplan a pour sa part 690 clients touchés par le «grounding» de SkyWork.

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