Europa League: Encore un gros morceau pour le FC Bâle
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Europa LeagueEncore un gros morceau pour le FC Bâle

La tâche du FC Bâle s'annonce difficile en 8e de finale aller de l'Europa League. Les Rhénans accuillent le Zenit Saint-Pétersbourg, un adversaire renommé sur la scène européenne.

C'est la cinquième fois depuis le début de saison dans cette compétition que les Bâlois se mesureront à une équipe provenant de l'Est, d'un calibre encore supérieur à leur dernière victime, Dniepropetrovsk. En effet, le Zenit est sans doute le club russe le plus réputé en Europe depuis plusieurs saisons, et notamment depuis son succès en Coupe UEFA (l'ancêtre de l'Europa League) en 2008.

«Saint-Pétersbourg est un adversaire qui fait presque peur», avoue Valentin Stocker. L'un des Bâlois les plus en forme en 2013 a analysé avec attention son futur adversaire, très actif sur le marché des transferts. «Ils ont acheté des joueurs de grande qualité.» Stocker pense bien entendu aux stars Hulk (Br/Porto) et Axel Witsel (Be/Benfica), qui ont quitté le Portugal l'automne dernier pour un total ahurissant de 80 millions d'euros.

Malgré tout, Bâle ne part pas battu dans cette double confrontation, d'autant que le Zenit n'est peut-être pas encore dans le rythme après la longue pause hivernale (trois mois) en Russie. «C'est relativement long. Chaque équipe a besoin de matches pour se remettre dans le coup, et cela pourrait constituer un avantage pour nous», explique Stocker. Le manque de compétition n'a cependant pas empêché les Russes d'éliminer Liverpool au tour précédent (2-0/1-3), même s'ils ont beaucoup souffert à Anfield Road.

Cette saison, le FC Bâle a déjà disputé 40 matches et reste engagé sur tous les fronts. En face, le Zenit dispose sans doute de davantage de fraîcheur physique puisque la formation dirigée depuis quatre ans par l'Italien Luciano Spalletti a joué onze matches de moins que les champions de Suisse.

Murat Yakin devra trouver le bon dosage et la bonne tactique pour ne pas solliciter de manière excessive ses joueurs avant la partie de Super League de dimanche contre les Young Boys. L'entraîneur bâlois n'a pas oublié que son équipe avait un peu manqué de jus dans le choc contre Grasshopper (0-0), qui venait trois jours après la qualification contre Dniepropetrovsk.

Il n'empêche que les Bâlois ont une chance de se qualifier pour les quarts de finale pour la première fois depuis 2006. A l'époque, sous la houlette de Christian Gross, ils avaient été éliminés de peu (2-0/1-4) par Middlesbrough, futur finaliste et aujourd'hui en 2e division anglaise.

L'un des atouts du FCB depuis l'arrivée de Yakin sur le banc est sa stabilité défensive à domicile. En huit matches, ses hommes n'ont pas encaissé le moindre but au Parc St-Jacques. Le coach privilégie clairement l'organisation au spectacle. Tant qu'il ne perd pas, le public acceptera ce choix. Mais dans le cas contraire, ce serait sans doute une autre histoire. (ats)

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