Actualisé 25.03.2008 à 06:46

Endeavour quitte l'ISS après une mission réussie

La navette américaine Endeavour s'est désamarrée de la Station spatiale internationale (ISS) tôt mardi pour entamer son retour sur la Terre prévu mercredi.

La mission, qui a consisté à installer un des éléments du laboratoire japonais Kibo s'est déroulée sans accroc.

Le désamarrage s'est produit à 00H25 GMT avec 29 minutes de retard sur l'horaire prévu en raison d'un problème désormais réglé avec le mécanisme de rotation d'une antenne solaire de la Station, a indiqué le commentateur officiel de la télévision de la Nasa.

Ce désamarrage, intervenu à quelque 340 kilomètres à la verticale de l'Océan Indien près de la côte nord-ouest de l'Australie, met fin à une mission de construction de douze jours à l'ISS, la plus longue jamais effectuée et au cours de laquelle cinq sorties orbitales ont été exécutées.

La navette et son équipage de sept astronautes doit se poser en Floride mercredi à 23H04 GMT, si les conditions météorologiques le permettent. D'ici là, Endeavour va se placer à une distance de 74 km où elle stationnera 24 heures, le temps pour l'équipage de procéder à une inspection des protections thermiques.

Equipage satisfait

Le commandant d'Endeavour, Dominic Gorie, a qualifié dimanche soir le bilan de la mission «d'impressionnant». «Toutes les sorties orbitales comme les opérations robotiques ont été un succès», a-t- il dit lors d'une conférence de presse.

Les astronautes ont livré et installé sur l'ISS le premier des trois éléments du laboratoire japonais Kibo et assemblé le robot canadien géant Dextre. Ce mécano sophistiqué de 1,56 tonne complète le système robotique d'entretien de l'ISS et permet d'exécuter certaines tâches qui nécessitaient jusqu'alors une sortie orbitale.

Les astronautes ont aussi testé une technique de réparation des tuiles thermiques de l'orbiteur dans le vide de l'espace, jugée critique pour la sécurité du prochain vol vers le télescope spatial Hubble fin août pour le réparer.

Japon intégré à l'ISS

L'installation de la première partie de Kibo est d'une grande importance pour le Japon qui va ainsi devenir un membre à part entière de l'ISS avec les Etats-Unis, la Russie et l'Europe, dont le module de recherche en micro-gravité Columbus a été livré à la Station en février.

«Kibo (espoir en japonais) va ouvrir une nouvelle ère pour le programme spatial du pays», a lancé dimanche Takao Doi, de l'agence spatiale nippone, un membres de l'équipage d'Endeavour.

(ats)

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