Actualisé 30.06.2008 à 06:57

¡Enfin, campeones!

Les Espagnols sont allés au bout de leur rêve, dimanche, en dominant les Allemands 1-0 à Vienne, en finale de l'Euro 2008.

La Roja a mis fin à une période de disette longue de quarante-quatre ans, et l'ancienne victoire 2-1, acquise à domicile contre l'URSS. Seule équipe invaincue, à la fois formation la plus offensive et meilleure défense du tournoi, elle a pleinement mérité ce titre.

Comme souvent lors des grands rendez-vous, un joueur a marqué de son empreinte la finale: Fernando Torres.

Dans l'ombre de David Villa durant le reste de cet Euro, l'attaquant de Liverpool s'est montré irrésistible contre l'Allemagne. Il a profité de l'absence sur blessure du feu follet de Valence pour faire l'étalage d'un indéniable talent.

Les choix tactiques du sélectionneur Aragones lui ont, il est vrai, passablement facilité la tâche. Avec l'introduction de Cesc Fabregas à la régie et une disposition en 4-5-1 propice à lui permettre de faire valoir ses qualités techniques et sa vitesse d'exécution.

«La défense allemande ne présente pas toutes les garanties de sécurité, avait prévenu samedi le nouveau sélectionneur de la Suisse, Ottmar Hitzfeld. Torres devra prendre plus de responsabilités que ce qu'il ne l'a fait jusqu'ici. Ce sera une belle occasion pour lui de montrer de quoi il est capable.» Visionnaire, il avait tout juste. Durant 78 minutes, Torres a profité de chaque espace concédé par l'arrière-garde germanique pour porter le danger. Souvent dépassés par la rapidité des petits techniciens espagnols, les défenseurs allemands ont frisé le code à plus d'une reprise. Plus souvent à l'abordage que la Mannschaft, les Espagnols ont, au-delà de l'individualité Torres, pu compter sur une solidarité et un esprit de corps sans faille.

Marc Fragnière, Vienne

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