Fribourg: Englisbourg aux oubliettes
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FribourgEnglisbourg aux oubliettes

La nouvelle commune fribourgeoise ne verra pas le jour comme le souhaitaient les autorités de Givisiez, Granges-Paccot, Corminboeuf et Chésopelloz: la fusion a échoué dimanche dans les urnes.

Seuls les habitants de Granges-Paccot ont dit non à 63%. Le oui a en revanche prédominé à Givisiez (66% des suffrages), Corminboeuf (69%) et Chésopelloz (77%). Un refus dans une commune suffisait à mettre fin au processus. Englisbourg, en bordure de Fribourg, aurait ainsi pu former la quatrième commune du canton avec près de 9000 habitants.

Le Conseil d'Etat fribourgeois a pris connaissance avec regret de l'échec du projet, écrit-il dans un communiqué. Cette défaite doit inciter les autorités de toutes les communes de la région à reprendre au plus vite les discussions en vue d'une fusion du Grand-Fribourg, estime le gouvernement.

Le Grand-Fribourg piétine

Le projet Englisbourg aurait bénéficié d'une aide de l'Etat de 1,88 million de francs. Il allait bon train et faisait de l'ombre au projet de fusion du Grand-Fribourg autour de la capitale cantonale qui, lui, piétine. Les quatre communes déjà fiancées jugeaient difficile d'envisager une fusion avec la ville de Fribourg avant un délai de dix à quinze ans après leur propre fusion.

La fusion devait être effective au 1er janvier 2016 et l'élection des nouvelles autorités était prévue à l'automne 2016. L'exécutif aurait été composé de onze membres lors de la première législature, pour assurer une bonne représentativité: quatre pour Givisiez, trois pour Granges-Paccot, trois pour Corminboeuf et un pour Chésopelloz.

Le siège administratif d'Englisbourg aurait été placé à Granges-Paccot, le siège financier à Givisiez et le centre technique à Corminboeuf. Le personnel des quatre communes devait rester en place.

La convention de fusion aurait instauré un taux d'impôts de 65% de l'impôt cantonal de base pour les personnes physiques et morales. Les taux en vigueur actuellement sont de 64,9% à Givisiez, 67,8% à Granges-Paccot, 75% à Corminboeuf et 70% pour Chésopelloz.

Nom historique

Le nom choisi provient de la famille d'Englisberg, très présente dans la région au 13e siècle. Les partenaires estimaient qu'il représentait bien la territorialité des quatre communes, ainsi que la proximité de la capitale cantonale. Certains opposants ont en revanche critiqué sa consonance ancienne et germanique.

Les nouvelles armoiries auraient comporté dans leur partie supérieure un lion bleu sur fond or (symbolique actuelle de Givisiez et Granges-Paccot), et dans leur partie inférieure rouge une croix pattée d'argent (en référence à Corminboeuf et Chésopelloz). (ats)

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