Syrie: «Enorme» explosion près de l'aéroport de Damas
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Syrie«Enorme» explosion près de l'aéroport de Damas

Une forte détonation a retenti jeudi vers l'aéroport de la capitale. Elle a été provoquée par des tirs de missiles israéliens.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Une énorme explosion s'est produite jeudi à l'aube près de l'aéroport de Damas. Le Hezbollah libanais, allié du régime syrien, a parlé d'un probable raid israélien contre des dépôts qui n'a provoqué que des dégâts matériels.

«Une position militaire au sud-ouest de l'aéroport international de Damas a été la cible à l'aube d'une agression israélienne avec plusieurs missiles tirés à partir des territoires occupés (Israël dans le jargon du régime syrien, ndlr), provoquant des explosions», a indiqué l'agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire. Il s'agit de la deuxième attaque en quatre jours d'Israël contre des cibles en Syrie, où le Hezbollah combat au côté du régime de Bachar el-Assad contre rebelles et djihadistes.

D'après Al-Manar, la télévision du Hezbollah, «une explosion s'est produite à l'aube dans des dépôts de fuel et un entrepôt près de l'aéroport international de Damas. Elle résulte vraisemblablement d'une frappe aérienne israélienne».

«Les informations préliminaires indiquent que la frappe a provoqué uniquement des dégâts matériels et pas de pertes humaines», a-t-elle ajouté. Al-Manar n'a pas précisé la nature de l'entrepôt ni s'il appartenait au mouvement chiite libanais, à l'armée syrienne ou à un autre groupe prorégime.

«Une énorme boule de feu»

L'aéroport international de Damas est situé à environ 25 km au sud-est de la capitale syrienne, un bastion du régime. Un témoin habitant dans un quartier du sud-est de la capitale, Dawwar al-Baytara, a raconté à l'AFP avoir entendu une puissante déflagration.

«Vers 4h du matin, j'ai entendu une énorme explosion, j'ai accouru au balcon et en regardant du côté de l'aéroport, j'ai vu une énorme boule de feu», a indiqué Maytham, 47 ans. «L'électricité était coupée. La boule de feu était bien visible», a-t-il ajouté.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pour sa part fait état d'une «énorme» explosion près de l'aéroport de Damas qui a provoqué des incendies, sans autre précision.

«Les informations préliminaires indiquent que la frappe a provoqué uniquement des dégâts matériels et pas de pertes humaines», précise encore la chaîne. Al-Manar n'a pas précisé la nature de l'entrepôt ni s'il appartenait au mouvement chiite libanais qui combat auprès du régime de Bachar el-Assad, à l'armée syrienne ou à un autre groupe prorégime.

Série de frappes israéliennes

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël a effectué une série de frappes dans ce pays contre des cibles syriennes ou du Hezbollah, sa bête noire. Dimanche, trois miliciens loyaux au régime en Syrie ont été tués dans un bombardement israélien qui a visé leur camp dans la localité de Qouneitra sur le plateau du Golan. L'armée israélienne avait aussi refusé de réagir.

Le 13 janvier, le régime a accusé l'Etat hébreu d'avoir bombardé son aéroport militaire de Mazzé, dans la banlieue ouest de la capitale. Cet aéroport abrite les services de renseignements de l'armée de l'air.

En 2016, plusieurs missiles israéliens frappent les environs de cette base militaire. La même année, le Premier ministre Benjamin Netanyahu admet qu'Israël a attaqué des dizaines de convois d'armes destinés au Hezbollah. Quant à l'aéroport de Damas lui-même, il a été visé, selon le régime syrien, par des raids israéliens en 2014. Israël s'alarme de la présence en Syrie du Hezbollah, son ennemi juré soutenu par l'Iran, et de forces envoyées par l'Iran pour prêter main-forte au régime.

Toujours techniquement en guerre

Israël et la Syrie ont connu à la mi-mars leur plus sérieux incident depuis six ans. Un raid israélien près de Palmyre (centre) sur des cibles présentées par Israël comme liées au Hezbollah a provoqué une riposte de l'armée de l'air syrienne et un tir de missile intercepté en direction du territoire israélien.

Les deux pays restent officiellement en état de guerre depuis des dizaines d'années. Israël et le Liban, voisin de la Syrie, sont eux aussi toujours techniquement en guerre. Une guerre destructrice avait opposé en 2006 l'Etat hébreu au Hezbollah. Le conflit avait entraîné la mort de 1200 personnes au Liban, pour la plupart des civils, et 160 Israéliens en grande majorité des soldats. (nxp/afp)

Raids sur des hôpitaux

Dix personnes, dont deux bébés en couveuse, ont péri jeudi après des raids aériens sur deux établissements sanitaires dans le nord-ouest rebelle de la Syrie. Par ailleurs, neuf autres personnes, dont cinq enfants, ont péri dans d'autres frappes sur différents villages de la même région.

C'est la troisième fois en moins d'une semaine que des établissements sanitaires dans la province rebelle d'Idleb (nord-ouest), tenue par des rebelles et des djihadistes, sont visés par des frappes aériennes.

Plus tard dans la journée, des raids, «vraisemblablement russes» également selon l'OSDH, ont tué «quatre membres du personnel médical» d'un dispensaire à Maarzita, dans le sud de la province d'Idleb.

Samedi, cinq personnes avaient été blessées dans un raid aérien sur hôpital de campagne dans cette même province, selon l'OSDH, qui n'avait pas pu préciser si c'était le fait de l'aviation syrienne ou russe. Et mardi, un hôpital a été frappé dans le nord-ouest de la province, le mettant hors service.

(NewsXpress)

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