Italie: Enquête à Rome après un échange d'embryons
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ItalieEnquête à Rome après un échange d'embryons

Le parquet de Rome a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête après la révélation d'un échange d'embryons entre deux couples dans le cadre d'un processus de fécondation assistée dans un hôpital romain.

Pour le moment, il n'y a pas de motif précis ni de personnes désignées dans l'enquête déclenchée par le dépôt d'une plainte par un des quatre couples qui s'étaient soumis à cette procédure le même jour de décembre dernier.

Le journal «La Stampa» a révélé le week-end dernier qu'une femme est enceinte de plus de quatre mois de jumeaux qui ne sont pas les bébés conçus par fécondation assistée avec son mari mais ceux d'autres parents. Elle l'a appris au troisième mois de sa grossesse après un test destiné à déceler des problèmes génétiques, d'où il est ressorti que ni elle ni le père n'étaient les vrais parents génétiques des jumeaux.

«Continuer la grossesse»

Une inspection a été ordonnée le week-end dernier par le ministère de la Santé à l'intérieur de l'hôpital Sandro Pertini de Rome pour comprendre ce qui s'est passé autour du 4 décembre, quand plusieurs embryons avaient été implantés sur quatre femmes. En outre, une commission d'experts a été mise en place sous la houlette d'un généticien connu pour déterminer qui sont les parents des bébés et s'il y a pu y avoir d'autres erreurs commises précédemment.

Selon des médias qui les ont interrogés, les parents des jumeaux, tous deux psychologues de profession, veulent les garder. Citée à travers son avocat, Michele Ambrosini, la maman a confié avoir eu des doutes «à un moment», puis avoir décidé de «continuer la grossesse». «Ces bébés vivent en moi, j'entends battre leur coeur, ils grandissent et sont sains». Le couple qui a porté plainte est le seul des quatre pour lequel l'opération de fécondation assistée n'a pas fonctionné et qui, selon leur avocat Pietro Nicotera, peut s'estimer le plus pénalisé dans cette affaire.

Examens ADN en cours

Des examens d'ADN sont en cours pour savoir s'ils ne pourraient pas être les parents génétiques des jumeaux, même si, selon certains médias, la loi prévoit qu'ils ne pourraient pas les réclamer. Leur avocat a demandé à la justice d'effectuer toutes les vérifications permettant «d'éviter que subsistent toute la vie des doutes lancinants sur ce qui a bien pu se produire».

Il a émis l'hypothèse d'une violation des normes sur la fécondation assistée prévues dans la législation spécifique, entrée en vigueur en 2004. Les sanctions encourues sont d'ordre administratif plutôt que pénal. A titre de précaution, le département de fécondation assistée de l'hôpital Pertini a été fermé jusqu'à nouvel ordre. (afp)

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