France – Enquête pour harcèlement dans l’école dirigée par Marion Maréchal
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FranceEnquête pour harcèlement dans l’école dirigée par Marion Maréchal

Une étudiante qui a porté plainte pour viol, estime que l’ISSEP a mal géré l’affaire et porte plainte pour harcèlement moral contre la direction de cette dernière.

Marion  Maréchal Le Pen ici lors  d’une intervention  à l’école qu’elle a fondée.

Marion Maréchal Le Pen ici lors d’une intervention à l’école qu’elle a fondée.

AFP

Deux dirigeants de l’Issep, l’institut privé fondé et dirigé par Marion Maréchal à Lyon, sont visés par une enquête pour «harcèlement moral» à la suite d’une plainte déposée par une étudiante, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

Selon l’antenne lyonnaise de la chaîne BFMTV, les deux dirigeants concernés sont un des cofondateurs de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (Issep) avec la nièce de Marine Le Pen, et la directrice administrative de l’établissement.

Tous deux sont d’anciens élus du Rassemblement national au niveau local ou régional.

La direction de l’Issep a contesté «formellement», dans un communiqué, les accusations portées à son encontre par l’étudiante.

Celle-ci a déposé une première plainte, pour viol, le 24 septembre, selon le parquet.

Selon BFMTV, cette plainte vise un ex-membre de l’organisation Génération identitaire, organisation d’extrême droite dissoute en mars par le ministère de l’Intérieur, qui l’aurait agressée chez elle le 11 septembre dernier.

Harcèlement moral

La jeune femme a ensuite déposé plainte pour «harcèlement moral», lundi, contre les deux dirigeants de l’école du fait de leur gestion du dossier.

Ses deux plaintes sont désormais en enquête préliminaire.

Selon BFMTV, la plaignante affirme avoir informé la direction de l’école de sa plainte pour viol et de l’identité de son agresseur, qui selon elle, participe à des soirées organisées par l’école à la Traboule, un bar associatif connu pour être le fief des identitaires à Lyon.

Géré par une association distincte de Génération identitaire, ce local est resté ouvert, malgré la dissolution de l’organisation d’extrême droite.

Selon BFMTV, la plaignante aurait ensuite été victime de brimades lors d’un stage d’intégration à l’école et s’en serait plainte auprès de l’administration. Les dirigeants mis en cause auraient alors menacé de la renvoyer.

«Nous contestons formellement la version donnée par cette jeune femme de façon anonyme sur l’antenne de BFM Lyon», a réagi la direction de l’Issep dans un communiqué.

«Si cette personne est celle que nous croyons être, nous pourrons attester et prouver que tout a été mis en oeuvre pour la protéger et l’aider, contrairement aux allégations contenues dans le reportage», ajoute ce communiqué.

(AFP)

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