Panama: Enquête pour maltraitance de mineurs dans des foyers panaméens
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PanamaEnquête pour maltraitance de mineurs dans des foyers panaméens

Huit personnes ont été inculpées dans une affaire d’abus sexuels et de viols de mineurs dans des foyers d’accueil pour mineurs financés par l’État.

Quasiment chaque jour, des manifestants à Panama réclament des sanctions à l’encontre des responsables.

Quasiment chaque jour, des manifestants à Panama réclament des sanctions à l’encontre des responsables.

AFP

Au moins une vingtaine d’enfants et adolescents ont été victimes d’abus sexuels et de viols dans des foyers d’accueil pour mineurs financés par l’État panaméen, et huit personnes ont été inculpées dans cette affaire qui soulève l’indignation dans la population, a annoncé mardi le parquet général.

«À cette date (mardi), nous avons identifié 20 victimes, et 18 autres dossiers sont en cours d’examen», a indiqué le procureur général Javier Caraballo lors d’une conférence de presse. «Cependant, ces chiffres peuvent encore évoluer car l’enquête est en cours» et les procureurs en charge du dossier recueillent toujours des témoignages sur le terrain, ajouté le magistrat.

L’enquête a commencé en août 2020, mais connaît une accélération depuis le 1er mars avec des juges envoyés en renfort, a précisé le procureur général. Ce n’est que depuis le début du mois que huit suspects ont été inculpés, dont cinq ont été placés en détention provisoire. L’identité des inculpés n’a pas été révélée. «Nous poursuivrons l’enquête jusqu’à ce que chacune des personnes impliquées réponde des possibles délits», a assuré Javier Caraballo.

Manifestations à Panama

Selon les premiers éléments de l’enquête, les victimes mineures ont subi des maltraitances et des violences sexuelles alors qu’elles étaient confiées à des foyers pour mineurs d’organismes non gouvernementaux mais qui reçoivent des fonds publics.

Une sous-commission de l’Assemblée nationale a dénoncé dans un rapport des dizaines de cas depuis 2017 de mineurs victimes d’abus sexuels, de mauvais traitements physiques et verbaux, d’avortements forcés et de mauvaises conditions de vie dans au moins 14 foyers.

Le scandale a provoqué la démission du prédécesseur de Javier Caraballo au parquet général, ainsi que de Mayra Sivera, la directrice du Secrétariat national pour l’enfance, l’adolescence et la famille (SENNIAF) dont dépendent les foyers. Quasiment chaque jour, des manifestants à Panama réclament des sanctions à l’encontre des responsables.

(AFP)

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