Attentat à Ankara: Enquête sur de probables «fautes» du pouvoir

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Attentat à AnkaraEnquête sur de probables «fautes» du pouvoir

L'attentat qui a coûté la vie à 97 personnes samedi à Ankara est le plus meurtrier de l'histoire de la Turquie.

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Un tribunal turc a condamné vendredi à la prison à vie neuf personnes reconnues coupables d'avoir participé à l'attentat le plus meurtrier de l'histoire moderne de la Turquie. (3 août 2018)

Un tribunal turc a condamné vendredi à la prison à vie neuf personnes reconnues coupables d'avoir participé à l'attentat le plus meurtrier de l'histoire moderne de la Turquie. (3 août 2018)

AFP
Un an jour pour jour après le double attentat de la gare d'Ankara, des manifestants pro-kurdes sont venues rendre hommage aux 103 victimes. (lundi 10 octobre 2016)

Un an jour pour jour après le double attentat de la gare d'Ankara, des manifestants pro-kurdes sont venues rendre hommage aux 103 victimes. (lundi 10 octobre 2016)

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Cet attentat est le pire qu'ait connu la Turquie dans son histoire moderne.(lundi 10 octobre 2016)

Cet attentat est le pire qu'ait connu la Turquie dans son histoire moderne.(lundi 10 octobre 2016)

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a reconnu de possibles «fautes» de l'Etat et ordonné une enquête après l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de son pays.

Celui-ci alimente la contestation contre son régime avant les élections législatives du 1er novembre.

Manifestants soufflés par l'explosion

Lors de sa première apparition publique depuis le drame, l'homme fort du pays a affirmé que l'attaque, qui a fait au moins 97 morts samedi dans la capitale turque, trouvait son «origine» en Syrie. Il confirme ainsi la piste jihadiste avancée la veille par son Premier ministre Ahmet Davutoglu.

«Il a dû sans conteste y avoir une faute, une défaillance à un certain moment. De quelle importance? Ce sera clair après l'enquête», a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse avec son homologue finlandais, Sauli Niinisto, en visite en Turquie.

Le chef de l'Etat a annoncé dans la foulée avoir ordonné une enquête du Conseil d'inspection de l'Etat (DDK) «pour apporter une perspective différente» sur cette attaque.

Cet organisme est chargé de vérifier le bon fonctionnement des rouages de l'Etat. Il a récemment enquêté sur les circonstances de la mort de l'ancien président Turgut Özal, décédé en 1993 dans des circonstances controversées.

Lors de sa première apparition publique depuis le drame, l'homme fort du pays a affirmé que l'attaque, qui a fait au moins 97 morts samedi dans la capitale turque, trouvait son «origine» en Syrie. Il confirme ainsi la piste jihadiste avancée la veille par son Premier ministre Ahmet Davutoglu.

Critiques

Depuis trois jours, M. Erdogan est à nouveau sous le feu des critiques de ses adversaires, notamment de l'opposition prokurde qui pointe du doigt ses responsabilités dans l'attentat.

Le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, lui reproche ainsi d'avoir délibérément négligé la sécurité des partisans de la cause kurde visés samedi à Ankara. Ils voulaient défiler contre la reprise il y a près de trois mois des affrontements entre l'armée et les rebelles kurdes. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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