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ValaisEnquêtes pénale et financière sur une troupe de danse

La justice se penche sur les accusations de harcèlement moral et d’abus sexuels révélés la semaine dernière. Et l’Inspection cantonale des finances s’intéresse au fait que les victimes n’auraient jamais été rémunérées pour leur travail.

compagnieinterface.ch

Mise en cause pour des actes pouvant s’apparenter à des «dérives sectaires» par une publication du «Nouvelliste», la compagnie de danse valaisanne Interface est au coeur de plusieurs enquêtes. La première est pénale: lundi, le Ministère public valaisan, par la voix de son procureur général Nicolas Dubuis, a indiqué au quotidien s’être saisi de l’affaire afin de «déterminer si d’éventuelles infractions ont été commises».

Plusieurs personnes ayant fait partie de cette troupe ont raconté avoir subi des pressions psychologiques et des abus sexuels. Mais aucune n’a porté plainte, préférant tourner la page sur cette période de leur vie. Les faits, qui se seraient déroulés sur une période de vingt-cinq ans, sont farouchement niés par le fondateur et directeur d’Interface.

Par ailleurs, elles ont été victimes d’exploitation financière: elles étaient logées, nourries et leurs frais étaient payés mais ne touchaient pas de salaire. Ce volet fera lui aussi l’objet d’une enquête, ouverte par l’Inspection cantonale des finances, toujours selon «Le Nouvelliste». La Ville de Sion avait déjà indiqué avoir gelé ses subventions. Le Canton prendra une décision une fois le rapport de l’Inspection des finances en mains.

(jfz)

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