Fribourg - Entendre certains mots, ça aide à mieux dormir
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FribourgEntendre certains mots, ça aide à mieux dormir

Une étude fribourgeoise prouve que ce qu’on l’entend lorsqu’on est endormi exerce une influence sur la qualité du sommeil.

Entendre le mot «détente» durant la nuit précédant un examen pourrait être bénéfique.

Entendre le mot «détente» durant la nuit précédant un examen pourrait être bénéfique.

unifr.ch

Des chercheurs de l’Université de Fribourg (UNIFR) ont démontré que la qualité du sommeil est influencée par les pensées qui occupent notre esprit lorsque nous sommes endormis. Dans le cadre du projet «MemoSleep», les chercheurs ont formulé une théorie selon laquelle les concepts mentaux tels que «sommeil», «détente», «environnement sûr», mais aussi «stress», «pression de la performance» ou encore «environnement non familier» restent actifs pendant l’état de sommeil inconscient et ont une influence sur la qualité de ce dernier.

Au total, 50 jeunes dormeurs ont participé à l’étude de l’UNIFR et passé deux nuits au laboratoire du sommeil. Pendant la première nuit, les chercheurs ont diffusé à faible volume dans un haut-parleur des mots apaisants, tels que «détente» ou «mer». Pendant la seconde nuit, des messages de commande ont été diffusés. Pour mesurer objectivement le sommeil, l’activité électrique du cerveau a été enregistrée à l’aide d’un électroencéphalogramme (EEG).

Ruminer un examen toute la nuit

Les chercheurs ont ainsi pu prouver que le sommeil profond des sujets était plus long avec la diffusion de mots apaisants qu’avec celle de messages de commande. Ils ont par ailleurs démontré que dans les 2 à 3,5 secondes suivant la diffusion des mots apaisants, un plus grand nombre d’ondes lentes apparaissaient sur l’EEG. Or, ces ondes sont essentielles à la fonction de repos du sommeil.

«Nous partons du principe que les mots diffusés pendant la nuit ont activé le concept de «détente» et les fonctions du corps associées. Ce faisant, ils ont modifié la profondeur du sommeil. Cela pourrait expliquer pourquoi la qualité du sommeil et le repos sont moindres lorsque nous passons la soirée à ruminer sur un examen à venir. Le concept mental «examen» ou «stress» reste présent pendant la nuit et active les réactions du corps associées au stress, d’où un sommeil moins profond, voire des réveils nocturnes ou très matinaux», explique le doctorant Jonas Beck.

(XFZ/Comm.)

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