Enterrement de deuxième classe pour Swissmetro

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Enterrement de deuxième classe pour Swissmetro

C'est la fin d'un rêve: relier les centres urbains en sous-sol et à très grande vitesse.

Né il y a plus de trente ans du cerveau de l'ingénieur Rodolphe Nieth, Swissmetro ne verra pas le jour, faute de trouver un investisseur pour construire un tronçon test. Ses dirigeants veulent se concentrer sur la promotion des technologies développées. Des systèmes ont en effet vu le jour pour permettre aux rames de circuler à 400 km/h ou plus, dans des tunnels sous vide; l'essentiel des recherches a été mené à l'EPFL.

Swissmetro assure pourtant ne pas perdre des yeux la réalisation du projet. «Le conseil d'administration estime toujours que c'est faisable, confie le conseiller national Pierre Triponez (PRD/BE). Les tests et les études le confirment.» Les avantages sont multiples: emprise au sol minime, peu de maintenance, nuisances sonores infimes.

Après le rejet d'une première demande de concession en 1999 pour la ligne Lausanne-Genève, Swissmetro en a déposé une 2e en 2003. Le projet était devisé à 3,5 milliards de francs. Prix du trajet estimé pour le voyageur: 18 fr. En 1999, une étude chiffrait à 150 000 le nombre de passagers véhiculés sur le trajet intégral Genève - Saint-Gall.

Emmanuelle Robert/ats

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