Actualisé 18.01.2007 à 22:36

Entêté, George W. Bush perd toujours plus d'alliés

WASHINGTON – Le président américain toujours plus isolé dans sa politique en Irak. L'opinion publique ne le suit plus. Son parti se divise.

«L'Irak est en proie à l'anarchie, à la guerre civile et (...) je crois qu'ajouter des troupes américaines là-dedans ne va pas régler le problème, cela va l'aggraver», a déclaré hier le sénateur républicain Charles Hagel, sur la chaîne de télévision Fox. La semaine dernière, il avait qualifié l'initiative présidentielle de plus grave erreur de politique étrangère depuis la guerre du Vietnam.

Le désaveu de la politique irakienne du président George W. Bush par un nombre croissant d'élus républicains inquiète la Maison Blanche. L'état-major du parti présidentiel au Congrès affiche encore sa loyauté, mais plusieurs élus influents n'hésitent plus à attaquer la politique du Texan.

Charles Hagel et sa collègue Olympia Snowe se sont tous deux associés à une proposition de résolution démocrate, déclarant le renforcement des effectifs militaires «contraire à l'intérêt national des Etats-Unis». Au moins cinq autres des quarante-neuf sénateurs du parti présidentiel ont durement critiqué le nouveau plan Bush.

L'opinion publique ne semble pas davantage du côté du président. Selon un sondage paru hier dans le Los Angeles Times, 60% des Américains s'opposent au déploiement de troupes supplémentaires.

Quant au premier ministre irakien Nouri al-Maliki, il a pour la première fois critiqué durement l'administration américaine hier: «Il me semble que Bush est en train de capituler sous le poids des pressions internes. Peut-être qu'il a perdu le contrôle de la situation. Et j'en suis désolé, car George Bush a généralement un caractère fort.»

(spi/ap)

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