La Brévine (NE) - Entre «100 et 200 cigognes» se restaurent dans son champ
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La Brévine (NE)Entre «100 et 200 cigognes» se restaurent dans son champ

S’il est courant d’apercevoir des cigognes à La Brévine, il est rare de les voir aussi nombreuses. La nuit de mardi à mercredi, la Sibérie de la Suisse a abrité ces oiseaux en pleine migration.

par
Lauren von Beust
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Lecteur reporter
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Des lecteurs nous ont envoyé, mercredi matin, plusieurs clichés de cigognes en plein festin à La Brévine (NE). S’il est courant d’en apercevoir à cette période, Jean-Daniel Blant, ornithologue neuchâtelois, reconnaît qu’il est rare d’en apercevoir autant simultanément. Les habitants du coin, qui les ont observés en matinée, ont estimé que les volatiles, en pleine migration, étaient «entre 100 et 200» à se restaurer dans les champs.

«Hier soir, autour des 19h, on a vu des gens s’arrêter sur la route pour regarder dans le pré et prendre des photos. C’était l’attraction!» relate Héloïse, agricultrice, qui n’a pas tout de suite compris ce qui titillait le regard des passants sur les terres familiales. «Je n’avais jamais vu ça. Mes parents qui vivent ici depuis longtemps ont l’habitude d’en voir quelques-unes, mais jamais en aussi grand nombre. D’ailleurs, elles ont privilégié les champs où l’herbe était coupée. On a fauché la semaine dernière», s’exclame-t-elle. Sûrement un moyen de repérer facilement les vers et autres insectes. D’autres de leurs congénères ont préféré les hauts toits, comme ceux du clocher et des fermes environnantes.

Envol à la mi-journée

«Les cigognes se sont envolées en un seul groupe vers midi, mercredi», déclare Jean-Daniel Blant. L’ornithologue avait été averti de leur présence par des amis. «On s’estime déjà heureux quand on assiste à un vol d’une soixantaine de cigognes. Alors là, c’est la preuve que l’espèce se porte bien», poursuit le spécialiste des oiseaux. Il rappelle qu’en Suisse, les cigognes avaient disparu en 1949, avant d’être réintroduites dans le canton de Soleure.

Si on ne sait pas exactement d’où venaient celles qui ont fait halte à La Brévine pour la nuit – probablement d’Allemagne ou d’Europe de l’Est –, les volatiles poursuivent à présent leur route à destination d’un pays plus chaud. «Avant le réchauffement climatique, elles allaient jusqu’en Afrique du Nord, mais depuis, elles partent pour l’Espagne. Une autre partie d’entre elles passera l’hiver dans notre pays», ajoute Jean-Daniel Blant.

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