Entre colleurs d'affiches, c'est souvent la guéguerre

Actualisé

Entre colleurs d'affiches, c'est souvent la guéguerre

La Ville détient la palme du nombre de panneaux d'affichage libre en Suisse romande. Ce qui n'empêche pas les colleurs de se les arracher.

Une affiche survit rarement plus de quinze minutes au Petit-Chêne ou à la gare. Parole de colleur professionnel. Lorsque José se retrouve avec d'autres acolytes face au même panneau, le fair-play est le plus souvent de mise. «On recouvre les autres affiches, on ne les arrache pas, c'est la règle», explique-t-il. Pas pour tous.

«Un de nos colleurs a déjà failli se faire agresser», déplore Emmanuelle Gluntz, de l'Atelier Volant. Il avait eu le malheur de poser son affiche par dessus celle d'une école de danse aux pratiques quelque peu agressives que plus d'un colleur dénonce.

Depuis, le club a quasi cessé de faire sa pub par ce biais. La société Affichage Vert, elle, en a fait son beurre. Elle est notamment mandatée par des théâtres comme le 2.21 ou le Puloff, le D! Club ou le Restaurant Le Bleu Lézard. Elle a été l'un des principaux interlocuteurs de la Ville, qui a décidé en 2001 d'augmenter le nombre de ses panneaux d'affichage libre. Elle en compte 196, alors qu'une ville comme Genève n'en possède qu'une poignée. Corollaire de cette pléthore d'emplacements, Lausanne est peu touchée par l'affichage sauvage.

Au contraire de la Cité de Calvin, où il est florissant. Plus pour longtemps sans doute, la Ville ayant l'intention de le punir d'amendes pouvant aller jusqu'à 60 000 fr.! A Lausanne, on risque jusqu'à 1000 fr. en cas de récidive.

Cédric Alber

Ton opinion