Suisse romande - Entre mai et juillet, gare aux buses: elles attaquent davantage les joggeurs

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Suisse romandeEntre mai et juillet, gare aux buses: elles attaquent davantage les joggeurs

Samedi, alors qu’une mère et sa fille faisaient leur jogging à Morges (VD), l’enfant a été attaquée par un oiseau de proie. Un tel incident n’est pas rare en cette période de l’année.

par
lvb
Entre mai et juillet, les volatiles peuvent se montrer agressifs.

Entre mai et juillet, les volatiles peuvent se montrer agressifs.

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Alors qu’une mère et sa fille faisaient leur jogging non loin de l’hôpital de Morges (VD) samedi, cette dernière a été attaquée par ce qui ressemblait, selon elle, à une buse. Heureusement pour l’enfant, blessé jusqu’au sang, les urgences n’étaient pas loin. «Ma fille est hospitalisée en pédiatrie», nous a informés sa mère quelques heures après la mésaventure.

Mais un tel incident n’est pas rare. Et les coureurs sont souvent pris pour cible, davantage que les marcheurs et cyclistes d’ailleurs. En Suisse, on compte plus de 20’000 couples de buses. Entre mai et juillet, celles-ci protègent leurs oisillons en effrayant les dangers potentiels dans un rayon de 500 mètres. Une douzaine d’attaques d’oiseaux sont recensées chaque année dans notre pays.

En 2018, plusieurs faits avaient été rapportés dans le canton du Jura et dans le Nord vaudois. Deux coureurs avaient aussi été blessés à la tête par les serres de ces rapaces. L’an dernier encore, un quadragénaire qui courait dans la campagne de Saint-Aubin (FR), avait appelé l’ambulance, voyant le sang dégouliner de sa tête.

Ce quadragénaire avait été blessé en mai dernier par un rapace à Saint-Aubin (FR). 

Ce quadragénaire avait été blessé en mai dernier par un rapace à Saint-Aubin (FR).

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Quelques conseils

«Pendant quelques semaines, on peut éviter les attaques en prenant un autre itinéraire pour son footing», conseillait Livio Rey, biologiste et attaché de presse de la station ornithologique suisse, après des cas à répétition. Le port d’une casquette peut aussi aider contre d’éventuelles blessures. À noter que les bêtes n’attaquent pas si elles croisent le regard de leur cible. Aussi, peindre des yeux sur l’arrière de sa casquette peut-être un bon moyen de dissuader les oiseaux. Mais en cas d’attaque, mieux vaut s’éloigner de l’animal, rappellent chaque année les spécialistes.

La visite d’un médecin et le vaccin contre le tétanos sont recommandés pour des griffures. En 2017, une coureuse argovienne avait contracté la tularémie, ou fièvre du lapin, transmise par une buse. Mais le rapace ne peut transmettre la rage.

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