Entre rêve de la préretraite et réalité de la précarité
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Entre rêve de la préretraite et réalité de la précarité

RETRAITRE. Beaucoup de Suisses prennent une
retraite anticipée. La Confédération aimerait
pourtant qu'on travaille jusqu'à 65 ans.

«J'ai 79 ans, on me confie encore des mandats et je les prends», écrit Eric Dupont sur virus.rsr.ch. A son âge il représente une exception, mais confirme la tendance relevée par l'OCDE: la Suisse est le pays où les personnes travaillent le plus longtemps. Selon une estimation du professeur Philippe Wanner, de l'Université de Genève, environ 20% de la population âgée de 67 ans déclarent un revenu provenant d'une activité lucrative.

Le phénomène inverse existe pourtant aussi: de nombreux Suisses rêvent d'une retraite anticipée: «Les gens considèrent la préretraite comme un droit acquis», constate Valérie Hugentobler, collaboratrice scientifique auprès de l'Institut universitaire Ages et générations. Et, surtout, les personnes âgée de 50 ans et plus éprouvent souvent des difficultés à retrouver du travail, voire à se maintenir sur le marché. Pour les employeurs, une personne âgée est considérée comme une charge financière. La Confédération veut cependant adopter des mesures leur permettant de revenir ou de rester dans le monde du travail, notamment en créant des conditions adaptées à l'âge. Car avant de commencer à parler d'augmenter l'âge de la retraite, à l'instar du Danemark ou de l'Allemagne, le but reste de permettre aux travailleurs et travailleuses de pouvoir exercer jusqu'à l'âge de 65 ans.

Daniel Schwab

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