Actualisé 27.02.2018 à 07:54

SyrieEntrée en vigueur d'une trêve décrétée par Moscou

Annoncée la veille par le Kremlin une trêve humanitaire de 5 heures est entrée en vigueur mardi dans la Ghouta orientale.

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Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)

Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)

Keystone
Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Plus d'un quart de million de Syriens ont déjà fui l'offensive du régime sur les régions rebelles du sud de la Syrie, selon l'ONU. (Lundi 2 juillet 2018)

Keystone

Une trêve humanitaire quotidienne de cinq heures annoncée par la Russie est entrée en vigueur mardi en Syrie, notamment dans l'enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, cible depuis 10 jours d'une violente campagne aérienne du régime ayant fait plus de 560 victimes civiles.

«Le calme règne dans les localités»

Selon un correspondant de l'AFP à Douma, la plus grande ville de la Ghouta orientale, ainsi que l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la nuit a été calme dans le fief rebelle à part quelques tirs d'artillerie ayant résonné juste avant l'entrée en vigueur de la trêve.

«Désormais le calme règne dans les localités et les villes de la Ghouta orientale», a assuré à l'AFP le directeur de l'OSDH.

La pause humanitaire est censée être appliquée quotidiennement pendant cinq heures, entre 9H et 14H locales, selon Moscou, allié du régime syrien.

Des «couloirs humanitaires» seront également mis en place pour permettre l'évacuation des civils, a annoncé lundi le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

«Cette trêve est une farce»

L'annonce russe et l'arrêt partiel des bombardements sont intervenus alors que l'ONU et plusieurs puissances occidentales avaient demandé l'application immédiate d'une résolution du Conseil de sécurité, restée jusque-là lettre morte, réclamant une trêve «sans délai» de 30 jours dans toute la Syrie.

Selon des habitants de la Ghouta orientale, dernière poche de résistance au régime de Bachar el-Assad aux portes de la capitale, la décision de Moscou est toutefois de la poudre aux yeux.

«Cette trêve est une farce, la Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours», affirme à l'AFP Samer al-Bouydani, un habitant de Douma. «Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter (la Ghouta) avec ma famille (à travers les couloirs). Si j'accepte de sortir, (le régime) m'enrôlera immédiatement dans l'armée pour combattre d'autres Syriens».

(nxp/ats)

(NewsXpress)

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