Genève : Entreprise générale et milliardaire épinglés par Unia
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Genève Entreprise générale et milliardaire épinglés par Unia

Le syndicat a demandé à Edifea de s’acquitter des salaires non versés par un de ses sous-traitants. La société a prévu une rencontre avec Unia pour avancer sur le dossier.

par
Maria Pineiro
Image prétexte.

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Isabelle Jeanmaire/VQH

Le syndicat Unia ne lâche pas l’affaire. Après avoir dénoncé la société d’électricité Electroleman pour avoir licencié onze employés sans les payer, il adresse ses doléances à l’entreprise générale Edifea. Une petite délégation, accompagnée d’un ancien employé, a remis mercredi matin un courrier à l’administrateur d’un de ses actionnaires, un milliardaire français établi un temps à Genève, afin qu’il le lui transmette. José Sebastiao, secrétaire syndical, a déclaré que les ouvriers remerciés attendaient le paiement des salaires du mois de mars et d’une partie d’avril. Le montant réclamé se monte à 214’000 francs. 

Pour le syndicat, l’entreprise générale, qui a sous-traité le travail d’électricité à Electroleman, doit se soumettre à la règle de la responsabilité solidaire et s’acquitter des salaires. «Nous demandons à votre entreprise, Edifea, d’agir de façon responsable et de nous rémunérer avec l’argent provenant des factures ouvertes que vous avez avec Electroleman», est-il écrit dans le courrier déposé en mains propres à la réception. Malgré sa demande, la délégation n’a pas été reçue par l’administrateur.

Informations essentielles

Edifea, qui a fêté ses dix ans en 2019, est une entreprise générale importante, notamment au cœur de la construction du futur quartier de l’Etang, à Vernier. Son directeur Alexis Armand dit déplorer cette situation et souhaiter «que ces travailleurs récupèrent leur dû le plus rapidement possible». Il indique avoir demandé à la nouvelle entreprise chargée de l’électricité «d’étudier le réengagement des ouvriers». 

Le patron d’Edifea a par ailleurs indiqué  qu’il était impossible pour son entreprise de «faire quoi que ce soit» avant d’avoir reçu des informations telles que «l’identité des ouvriers concernés, le nombre d’heures qu’ils ont passées sur les chantiers et le nom des autres créanciers possiblement solidaires». Il attend également «les directives du liquidateur avec lequel nous travaillons en toute transparence». Enfin, une rencontre avec Unia est prévue pour avancer, affirme Alexis Armand.

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