Selon l'OMS: Epidémie d'Ebola terminée en Afrique de l'ouest
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Selon l'OMSEpidémie d'Ebola terminée en Afrique de l'ouest

L'OMS a annoncé jeudi la fin de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest.

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29.03.2016 L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé officiellement mardi que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest ne constituait plus une «urgence de santé publique de portée internationale». Une déclaration faite malgré une résurgence du virus en Guinée.

29.03.2016 L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé officiellement mardi que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest ne constituait plus une «urgence de santé publique de portée internationale». Une déclaration faite malgré une résurgence du virus en Guinée.

Keystone/Salvatore di Nolfi
15.01 Alors que l'OMS a annoncé hier la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la Sierra Leone a déclaré enquêter sur un décès suspect d'Ebola.

15.01 Alors que l'OMS a annoncé hier la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la Sierra Leone a déclaré enquêter sur un décès suspect d'Ebola.

AP/Youssouf bah
14.01 L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est officiellement terminée depuis jeudi. L'OMS a annoncé à Genève que le Liberia était désormais exempt du virus, après la Sierra Leone et la Guinée.

14.01 L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est officiellement terminée depuis jeudi. L'OMS a annoncé à Genève que le Liberia était désormais exempt du virus, après la Sierra Leone et la Guinée.

AFP/David Mcnew

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest la plus meurtrière en 40 ans, avec plus de 11'000 victimes, est officiellement terminée depuis jeudi. L'OMS a annoncé à Genève que le Liberia était désormais exempt du virus, après la Sierra Leone et la Guinée. Mais de nouveaux cas sont considérés comme probables.

«C'est un jour important», a affirmé devant la presse le directeur de la gestion des risques d'urgence à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Rick Brennan. Selon les règles de l'OMS, un pays est déclaré exempt 42 jours après le dernier cas connu, soit deux fois la durée maximale d'incubation de la maladie.

La directrice générale Margaret Chan a rendu hommage aux autorités nationales, au personnel de santé, à la société civile, aux organisations internationales et locales et aux partenaires.

La Sierra Leone avait été déclarée libre du virus début novembre et la Guinée, où l'épidémie avait débuté fin 2013, en est devenue exempte fin décembre.

Milliers de victimes

«Mais le travail n'est pas fini», a mis en garde M. Brennan. L'OMS estime de nouvelles poussées probables. Dix vagues ont été observées entre mars 2014 et novembre 2015 dans les trois pays touchés.

En deux ans, le virus aura touché dix pays. Il a officiellement fait 11'315 tués pour 28'637 cas. Et parmi eux figuraient plus de 14'000 cas en Sierra Leone avec près de 3960 victimes, plus de 10'000 cas au Liberia, dont plus de 4800 décès, et plus de 3800 cas en Guinée avec 2536 tués.

Le nombre de cas et de décès a été «probablement sous-estimé», a reconnu M. Brennan. Le taux de mortalité de 50 à 70% peut être ramené à 35% dans de bonnes conditions thérapeutiques.

Dans des Etats centralisés, la réponse sera venue au début des communautés qui sont désormais davantage sensibilisées au moyen de réagir, selon Peter Graaf, en charge de la réponse de l'OMS sur le terrain.

Hommes évoqués

Dans les prochains mois, les mécanismes de surveillance et les systèmes de réponse seront cruciaux pour gérer le risque de nouvelles infections. Même si plus de 70% des personnes infectées ont été touchées en 2014 et sont considérées comme hors de cause.

Les survivants sont habituellement libres de toute trace du virus assez rapidement. Mais Ebola peut rester jusqu'à un an dans le sperme d'un certain nombre d'hommes touchés qui infectent dans de rares cas leur partenaire sexuel. Cette présence diminue de 50% au bout de six mois et n'est que de 25% après neuf mois.

Des tests sont prévus par l'OMS pour les hommes atteints après trois mois. Puis chaque mois jusqu'à ce que deux tests consécutifs soient négatifs. L'organisation aide aussi les survivants à accéder un traitement pour les complications liées à Ebola.

Des vaccins ont également été testés, dont un aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et en Guinée. Une homologation générale est attendue dans les prochains mois. Les vaccins ne constituent pas «la réponse parfaite, mais un des outils», selon M. Brennan. Des diagnostics rapides, les données sur les cas, le traçage des contacts ou encore la mobilisation sociale sont aussi importants.

Quelque 70 sites de l'OMS

Et l'OMS travaille également avec les gouvernements pour aider les survivants à réintégrer leur famille et leur communauté. «Les gens veulent revenir à une vie normale. Mais c'est une nouvelle situation normale où Ebola a été ajouté», a souligné M. Graaf. Lui-même a pu serrer la main de son chauffeur au bout de près d'une année.

L'OMS avait été critiquée pour sa réponse lente et tardive au début de l'épidémie. Elle a lancé depuis une vaste réforme de ses opérations d'urgence en terme de prévention, la réponse et le rétablissement.

Dans les mois qui viennent, elle va rester présente dans les trois pays touchés. Ses quelque 70 sites sur le terrain seront maintenus mais ses équipes sur place vont passer de 1200 personnes à 900 d'ici mars et 600 d'ici la fin de l'année. Les partenaires doivent aussi honorer l'engagement qu'ils ont promis, selon M. Graaf. Les partenaires doivent aussi honorer l'engagement qu'ils ont promis, selon M. Graaf. (ats)

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