Bourg-en-Lavaux (VD): Epilogue heureux pour un squat sauvage
Actualisé

Bourg-en-Lavaux (VD)Epilogue heureux pour un squat sauvage

Les deux jeunes de 25 ans qui occupaient de manière illégale une maison à Grandvaux ont respecté l'accord leur intimant de quitter les lieux le 1er mai. La propriétaire témoigne.

par
reg
Les murs intérieurs du bâtiment ont été couverts de «fresques».

Les murs intérieurs du bâtiment ont été couverts de «fresques».

Henriette Staub peut être soulagée. La maison de son enfance, squattée depuis quatre mois par un Vaudois et une Fribourgeoise, n'est plus occupée. Conformément à l'accord passé avec le procureur lors de la séance de conciliation du 9 avril, les lieux ont été libérés à la date prévue, fixée au 1er mai. Ce qui a pour effet d'annuler la plainte pénale.

«La fille voulait que l'on s'arrange autour d'une tisane» précise Henriette Staub. «S'il s'était agi d'une famille de pauvres gens, on aurait pu discuter. Mais là, le garçon est un fils à papa qui est simplement contre la société. Je les ai donc envoyés sur les roses.»

La propriétaire a retrouvé son bâtiment évacué, mais pas intact. «Des fresques ont été peintes sur presque tous les murs», explique-t-elle. Ces déprédations sont cependant un moindre mal, car des travaux de restauration vont être entrepris très prochainement. «A part ça, la maison a été retrouvée dans un état très propre, précise-t-elle. «Ce qui n'est pas nécessairement bon signe, car je crains qu'ils essaient de revenir.» Henriette Staub va donc mandater une entreprise pour sécuriser le bâtiment.

Malgré cette issue favorable, la propriétaire n'en garde pas moins un goût amer. «Je ne pardonne pas. C'est inadmissible d'habiter une maison qui ne leur appartient pas, dans laquelle j'avais tant de souvenirs. Mais le pire, c'est qu'il n'y a pas de loi suffisante et ces gens ne sont jamais punis.»

Ton opinion