Lausanne - Epuisé, le personnel du CHUV descend dans la rue

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LausanneEpuisé, le personnel du CHUV descend dans la rue

Mercredi, les salariés de l’établissement hospitalier vaudois ont crié leur ras-le-bol et ont réclamé des augmentations de personnel et de salaires.

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Le personnel du CHUV a défilé mercredi soir dans les rues de Lausanne.

Le personnel du CHUV a défilé mercredi soir dans les rues de Lausanne.

20min/Vanessa Lam
Cette manifestation ponctuait une journée de grève et d’actions menées toute la journée devant l’établissement hospitalier lausannois.

Cette manifestation ponctuait une journée de grève et d’actions menées toute la journée devant l’établissement hospitalier lausannois.

20min/Vanessa Lam
Ils étaient plusieurs centaines à brandir des slogans souvent accrocheurs.

Ils étaient plusieurs centaines à brandir des slogans souvent accrocheurs.

20min/Vanessa Lam

«Blouses blanches, colère noire»; «L’austérité nuit gravement à la santé»; «Plus de malades = plus de lits et plus de soignants. Qui a loupé les cours de maths?» Derrière les slogans accrocheurs, drôles même, brandis par le personnel du CHUV, on devine le ras-le-bol, l’épuisement, le découragement, le besoin de reconnaissance aussi. Après bientôt dix-huit mois de lutte acharnée contre la pandémie de Covid-19, les soignants sont à bout. L’automne dernier, ils avaient adressé leurs revendications au Conseil d’Etat. Estimant qu’ils n’avaient pas été entendus, ils sont revenus à la charge mercredi. En criant, cette fois.

Dès le matin, les soignants se sont mis en grève, n’assurant que le service minimum auprès des patients du CHUV. Réunis devant l’établissement, ils ont répété leurs demandes: davantage de personnel, des revalorisations salariales et une prime Covid-19 qui soit versée à tous, «et non selon les critères extrêmement restrictifs décidés par l’État». En fin de journée, plusieurs centaines de soignants se sont retrouvés pour défiler dans les rues de Lausanne. Et même si l’ambiance était bon enfant, les manifestants n’ont pas manqué d’égratigner au passage la conseillère d’Etat chargée du Département de la Santé, Rebecca Ruiz.

Outre un taux d’absence record et inquiétant dans certains services du CHUV, les représentants des syndicats dénoncent une pression grandissante sur le personnel, insistant sur le fait que les problèmes, et surtout le manque d’effectifs, dataient d’avant la crise sanitaire et que la pandémie de Covid-19 n’avait fait que les aggraver. Mardi soir, les représentants du personnel apprenaient que Rebecca Ruiz souhaitait les recevoir la semaine prochaine, a relaté «24 heures». Une «bonne nouvelle et un premier pas», a dit au quotidien David Gygax, secrétaire syndical au SSP Vaud, ajoutant que «parler des problèmes, c’est bien. Les résoudre, c’est mieux.»

(jfz)

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