Actualisé 14.03.2017 à 09:44

TurquieErdogan n'a pas aimé la Une du «Blick»

Le quotidien zurichois a appelé les Turcs de Suisse à s'opposer à la réforme présidentielle voulue par Erdogan. Ankara réclame des excuses.

von
Pascal Schmuck
Zurich
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La justice turque a demandé mercredi l'arrestation du journaliste exilé en Allemagne Can Dündar. (5 décembre 2018)

La justice turque a demandé mercredi l'arrestation du journaliste exilé en Allemagne Can Dündar. (5 décembre 2018)

Keystone
Le Parlement turc a adopté une nouvelle loi «antiterroriste» controversée qui reprend plusieurs mesures de l'état d'urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et aboli il y a une semaine. (Mercredi 25 juillet 2018)

Le Parlement turc a adopté une nouvelle loi «antiterroriste» controversée qui reprend plusieurs mesures de l'état d'urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et aboli il y a une semaine. (Mercredi 25 juillet 2018)

AFP
Berlin a demandé des explications à Ankara après la fermeture soudaine d'une école allemande dans la ville turque d'Izmir. (Samedi 30 juin 2018)

Berlin a demandé des explications à Ankara après la fermeture soudaine d'une école allemande dans la ville turque d'Izmir. (Samedi 30 juin 2018)

AFP

Le Blick a obtenu la réaction qu'il désirait. Recep Tayyip Erdogan a réagi à la Une du quotidien de boulevard zurichois qui s'adressait à l'électorat turc en Suisse en lui demandant de refuser la réforme que leur propose leur gouvernement.

Une page écrite en turc et en allemand qui ne pouvait pas plaire à Ankara puisqu'elle était intitulée «Votez non à la dictature d'Edogan».

Le président a exhibé lundi soir l'article en question à la télévision turque à une heure de grande écoute, se réjouit le Blickdans son édition du 14 mars. Et son ministre des Affaires étrangères a envoyé au quotidien zurichois une lettre officielle de protestation s'indignant de «paroles offensantes envers notre président».

Ankara veut des excuses

«Nous nous attendons à ce que des mesures soient prises pour faire amende honorable après le manque de respect envers notre président», soulignent les autorités turques.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a pas souhaité réagir face à ce début de polémique. Le Blick a de son côté fait traduire la réponse qu'îl a reçue en turc du porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

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