Actualisé 11.10.2009 à 11:47

Turquie-Arménie

Erdogan pose des conditions à l'ouverture de la frontière

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dimanche que l'ouverture de la frontière avec l'Arménie était liée à une avancée sur la question du Nagorny-Karabakh.

Le chef de gouvernement turc a fait ces déclarations au lendemain de la signature d'accords historiques avec l'Arménie.

«Nous voulons que toutes les frontières s'ouvrent en même temps (...). Mais tant que l'Arménie ne se sera pas retirée des territoires azerbaïdjanais qu'elle occupe, la Turquie ne peut pas avoir une attitude positive à ce sujet», a affirmé M. Erdogan lors d'une réunion à Ankara avec des instances dirigeantes de son parti.

Les accords signés samedi prévoient l'ouverture de la frontière turco-arménienne, fermée depuis 1993 par la Turquie en soutien à son allié turcophone de l'Azerbaïdjan. Cette mesure avait été prise après la prise de contrôle par l'Arménie de l'enclave arménienne en territoire azerbaïdjanais du Nagorny-Karabakh et de territoires azerbaïdjanais adjacents.

Les accords prévoient aussi l'établissement de relations diplomatiques. Le premier ministre turc a cependant assuré qu'il présenterait dans tous les cas les accords au Parlement pour ratification.

«Nous allons transmettre au Parlement les protocoles signés hier par notre ministre des Affaires étrangères, mais nos députés, pour les ratifier, vont sans aucun doute demander où en est la question arméno-azerbaïdjanaise», a-t-il déclaré.

«Si l'Azerbaïdjan et l'Arménie commencent à chercher une résolution à leurs problèmes, notre opinion publique appréciera davantage la normalisation des relations Turquie-Arménie. Et ça facilitera la ratification des protocoles par le Parlement», a-t-il estimé. (ats)

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