«Jungle» de Calais: Eric Besson veut «rétablir l'Etat de droit»

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«Jungle» de CalaisEric Besson veut «rétablir l'Etat de droit»

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a confirmé le début du démantèlement de la jungle de Calais mardi matin et prévenu qu'``il y a d'autres opérations sur la Manche», avec comme but de «rétablir l'Etat de droit».

Confirmant que «le préfet a lancé l'opération il y a une dizaine de minutes» avant 8h mardi matin, Eric Besson a souligné sur RTL que la jungle «n'est pas un aimable camp humanitaire. C'est le camp de base des passeurs avec des personnes qui sont exploitées, qui sont victimes de violence des chefs des chefferies c'est la loi de la jungle qui règne».

«Sur le territoire de la République, la loi de la jungle ne peut pas durer éternellement, c'est l'Etat de droit qu'il faut rétablir à Calais, au bénéfice des migrants eux-mêmes qui sont exploités mais au bénéfice des habitants de Calais et du Calaisis, dont la patience a été mise à rude épreuve depuis plusieurs mois», a-t-il lancé, précisant qu'il ira «à Calais dans la matinée».

La «jungle est le camp principal, mais il y en a d'autres et depuis plusieurs semaines le préfet mène des démantèlements de squats et de campements tout au long de la Manche», a prévenu Eric Besson. «Aujourd'hui c'est une opération extrêmement importante, c'est le camp principal, mais il y aura aujourd'hui et dans les jours à venir d'autres démantèlements».

«Hier matin, ils étaient 250» dans ce camp de fortune, a indiqué le ministre de l'Immigration. «Les Afghans sont majoritaires dans la jungle mais sur l'ensemble du Calaisis, vous avez 12 nationalités qui sont représentées».

«Nous avons approché individuellement tous les migrants pour leur faire part de leurs droits et de leurs obligations, nous leur avons proposé un retour volontaire dans leur pays: 180 ont choisi cette option», a-t-il indiqué. «D'autres ont dit vouloir faire droit à la demande d'asile: 170 ont initié des démarches, et les autres sont en situation irrégulière et seront reconduits à la frontière», notamment «ceux qui veulent absolument passer en Anglettre seront reconduits à la frontière», à savoir la Grèce, porte d'entrée de ces migrants. (ap)

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