Actualisé 30.05.2012 à 20:08

Elections à GenèveEric Stauffer a-t-il menti aux Genevois?

Le candidat MCG au Conseil d'Etat genevois aurait caché certaines plaintes dont il fait l'objet dans son dossier de candidature déposé à la Chancellerie.

von
fkh/tpi

Eric Stauffer a-t-il quelque chose à cacher? Alors qu'il brigue un siège au gouvernement cantonal, l'ancien président du MCG a passé sous silence certaines casseroles personnelles. Il n'a en effet pas signalé à la Chancellerie – comme il l'aurait dû au moment de déposer sa candidature – que six procédures pénales, quatre civiles et une administrative dans lesquelles il est impliqué étaient toujours pendantes, a révélé hier «Le Matin».

Comme celui des sept autres prétendants à l'exécutif, son dossier, accessible au public, a fait l'objet de vérifications de la part de la Chancellerie. C'est à cette occasion que le pot-aux-roses a été découvert. Le questionnaire du candidat a été corrigé depuis. «Je ne savais qu'il fallait annoncer les procédures dans lesquelles je suis plaignant, se défend le principal intéressé. J'ai produit un certificat de bonne vie et mœurs qui prouve que je suis de bonne réputation.»

En outre, Eric Stauffer a également minimisé les dettes qu'il a pu contracter à ce jour. Il affirme qu'elles ne dépassent pas les 50 000 fr. Pourtant, selon nos informations, la Chancellerie en a décompté près de trois fois plus, notamment en actes de défaut de biens.

«J'ai eu des dettes par le passé. J'en ai réglé beaucoup. Mais pour certaines, les sociétés créancières ayant disparu, même si je voulais payer, je ne le pourrais pas», explique l'élu dont la candidature ne sera pas remise en question. Car «une déclaration erronée n'est pas passible de sanction administrative», rappelle la Chancellerie.

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