Agression (GE): Eric Stauffer: «C'est un deal qui a mal tourné»
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Agression (GE)Eric Stauffer: «C'est un deal qui a mal tourné»

Eric Stauffer, président du MCG, affirme que le jeune Américain tabassé par une bande au milieu de la nuit, était sur place pour acheter du haschich.

par
dti
L'Illustré a rencontré Daniel G. au poste des police des Pâquis. (photo: dr)

L'Illustré a rencontré Daniel G. au poste des police des Pâquis. (photo: dr)

«C'est un consommateur de stupéfiants et c'est un deal qui a mal tourné! Il est allé acheter de la drogue et s'est fait tabasser par les vendeurs», a affirmé Eric Stauffer sur les ondes de One FM mardi matin. Le président du MCG qui affirme détenir l'information de source sûre.»

Une autre source indique que le jeune homme est connu des services de police pour être un consommateur régulier de haschich.

Le jeune Américain avait déclaré dans les colonnes de «L'Illustré» être rentré à pied chez lui un samedi à 4 heures du matin, après une soirée avec des amis, quand il a été tabassé violemment par une douzaine d'individus en face du Mandarin Oriental, un palace au bord du Rhône.

Le lieu où il a été agressé est connu à Genève pour être une plaque tournante du trafic de drogue.

Le MCG conteste la thèse de l'agression purement gratuite. Pour le parti populiste, qui affirme posséder les preuves de ce qu'il avance, l'affaire se résumerait à «un deal qui a mal tourné». Le fils du diplomate américain «achetait de la drogue quand il s'est fait tabasser».

La police silencieuse

Du côté de la police genevoise, on se refuse pour l'instant à commenter l'information du MCG. «La victime doit encore être réentendue par nos services», a simplement indiqué le porte-parole de la police genevoise Patrick Pulh. Le jeune homme de 20 ans ne serait actuellement pas en Suisse.

L'agression de ce fils de diplomate a déclenché ces dernières semaines un vif débat sur l'insécurité à Genève. A la suite de ce fait divers, l'ONU a adressé une circulaire à ses employés pour leur rappeler les dangers qu'il y avait à se promener seul la nuit au centre-ville.

L'inquiétude des milieux internationaux est rapidement remontée à Berne, où le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'est empressé d'écrire à la conseillère d'Etat genevoise Isabel Rochat pour lui «faire part de sa préoccupation quant à la détérioration de la sécurité à Genève ces derniers mois».

La semaine passée, Isabel Rochat a annoncé la création dès septembre d'une réserve opérationnelle de policiers pour sécuriser la voie publique. La magistrate a évoqué entre 200 et 300 hommes. Un objectif de long terme, a précisé le lendemain la cheffe de la police genevoise Monica Bonfanti.

(dti/ats)

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