France: Eric Woerth repasse sur le gril de la justice
Actualisé

FranceEric Woerth repasse sur le gril de la justice

Mis en examen mercredi, l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy a de nouveau été auditionné par les juges jeudi, notamment sur le financement de la campagne présidentielle de 2007.

Eric Woerth a été mis en examen pour trafic d'influence.

Eric Woerth a été mis en examen pour trafic d'influence.

L'ancien ministre français du Travail Eric Woerth a été entendu jeudi à Bordeaux pour la deuxième journée consécutive dans l'enquête sur Liliane Bettencourt. Inculpé la veille, le proche de Nicolas Sarkozy n'a pas fait l'objet de mise en examen supplémentaire, selon son avocat.

Eric Woerth, 57 ans, qui a été entendu pendant neuf heures a toujours nié toute malversation et se dit victime de calomnies. Mercredi, il avait été mis en examen pour trafic d'influence passif au terme d'une première audition-fleuve d'une douzaine d'heures devant les juges bordelais.

L'argent de Liliane Bettencourt

L'enquête portait jusqu'ici sur un éventuel abus de faiblesse sur la personne de Liliane Bettencourt, 89 ans, première actionnaire de L'Oréal, troisième fortune de France et quinzième du monde. Elle se penche maintenant sur les liens entre des personnalités de la majorité et l'entourage de l'octogénaire.

Ministre du Budget entre 2007 et 2010, puis du Travail entre mars et novembre 2010, revenu depuis à l'Assemblée, Eric Woerth, un proche de Nicolas Sarkozy, est le premier dirigeant politique inquiété dans cette affaire.

Il a été trésorier de sa campagne en 2007 et a déclaré au Monde faire partie de la cellule «riposte» de l'UMP, qui organise la réplique au candidat socialiste François Hollande, dans l'attente de la probable déclaration de candidature du chef de l'Etat.

Délit voisin de la corruption

Les magistrats n'ont retenu mercredi pour la mise en examen qu'une partie des faits litigieux, qui portent sur l'embauche de la femme d'Eric Woerth en 2007 chez le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, suivie en 2008 de la remise de la Légion d'honneur par le ministre au même gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre.

Sur la partie du dossier qualifiée d'éventuel «financement illicite de parti politique», une allégation portant sur un versement supposé de 150'000 euros en espèces pour la campagne de Nicolas Sarkoy en 2007, par l'intermédiaire d'Eric Woerth, l'ex- ministre a été entendu mais pas mis en examen.

(ats)

Ton opinion