Téléphonie: Ericsson: bénéfice en fort repli, nouvelles restructurations
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TéléphonieEricsson: bénéfice en fort repli, nouvelles restructurations

Ericsson a vu son bénéfice net fortement chuter au dernier trimestre et sur l'ensemble 2008.

Le numéro un mondial des réseaux de téléphonie mobile poursuivra cette année ses mesures de restructurations: il biffera 5000 emplois et compte limer les coûts.

D'octobre à décembre, le bénéfice net s'est inscrit en baisse de 30% à 4,064 milliards de couronnes suédoises (553 millions de francs) sur un chiffre d'affaires de 67,025 milliards de couronnes (9 milliards de francs) en hausse de 23% en glissement annuel, selon un communiqué financier publié mercredi.

Sur l'année, le bénéfice net se contracte de 47% à 11,667 milliards de couronnes. Le chiffre d'affaires augmente, lui, de 11% à 208,93 milliards.

Nouvelles restructurations

Ericsson, déjà en restructurations, a d'ores et déjà annoncé la poursuite de son plan de réduction de coûts qui se traduira par la suppression de 5000 emplois dans le monde, dont 1000 en Suède.

Ces nouvelles mesures, qui visent des économies de 10 milliards de couronnes à partir de la deuxième moitié de 2010, ont un coût estimé entre 6 et 7 milliards pour cette année.

Le groupe a anticipé la publication de ses résultats initialement prévue pour le 29 janvier. Ceux-ci sont supérieurs aux attentes, pour le quatrième trimestre d'affilée.

Baisse de la demande

«Nous avons réalisé une belle performance en 2008», a estimé le patron du groupe, Carl-Henric Svanberg, cité dans le communiqué. Avant de souligner que Sony Ericsson était affecté par le retournement conjoncturel et la baisse de la demande.

Le fabricant de téléphones mobiles avait annoncé le 16 janvier une perte nette de 187 millions d'euros (276 millions de francs) pour le quatrième trimestre, contre un bénéfice de 373 millions un an auparavant.

Les plus grands concurrents d'Ericsson, Nokia Siemens Networks et Alcatel-Lucent, prévoient un recul du marché cette année, les opérateurs limitant leurs investissements et les concurrents asiatiques renforçant la pression sur les prix.

(ats)

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