Proche-Orient: Escalade de la violence à la frontière
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Proche-OrientEscalade de la violence à la frontière

La situation continuait de se dégrader à la frontière entre Israël et la bande de Gaza dimanche.

Deux combattants du Jihad islamique palestinien y ont été tués par des tirs israéliens.

Les deux membres du groupe radical ont trouvé la mort dimanche à l'aube près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, au cours d'échanges de tirs avec l'armée israélienne, selon un communiqué des Brigades d'Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, et des témoins.

Une porte-parole militaire israélienne a confirmé à l'AFP que «des soldats, appuyés par des hélicoptères, avaient visé les membres d'une cellule de terroristes qui tentaient de placer une charge explosive aux abords immédiats de la barrière de sécurité» séparant Israël de la bande de Gaza.

Quelques heures après ces combats, des chars israéliens ont tiré au moins dix obus en direction de Khan Younès, selon un photographe de l'AFP, endommageant trois maisons sans faire de nouvelles victimes.

En fin de matinée, deux roquettes ont été tirées depuis Gaza contre le district d'Eshkol, dans le désert du Néguev (sud), ne faisant ni blessés ni dégâts, selon une porte-parole militaire.

Multiplication des raids

Ce regain de violence survient à la veille du deuxième anniversaire de l'offensive israélienne dévastatrice «Plomb durci» contre la bande de Gaza, qui a fait 1400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes, et 13 morts côté israélien.

L'armée israélienne a multiplié ces derniers jours les raids aériens contre les groupes armés palestiniens de Gaza, y compris contre des bases du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, en représailles à la multiplication des tirs d'obus et de roquettes contre le territoire hébreu.

«Si cette situation perdure, si des missiles entrent encore en contrebande (à Gaza), s'ils (les groupes armés palestiniens) continuent de tirer sur Israël et tentent de frapper des civils innocents, alors nous devrons riposter avec toute notre puissance», a menacé Sylvan Shalom, ministre du Développement régional et suppléant du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Pas d'escalade souhaitée

Toutefois, un haut responsable israélien a estimé dimanche que le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza s'efforçait pour l'heure d'éviter une escalade de la violence, en dépit d'une intensification des incidents ces derniers jours.

Le Hamas «ne veut pas d'une confrontation à ce stade. Il fait tout pour éviter que la situation ne dégénère», a déclaré à la chaîne de télévision 10 (privée) le directeur des affaires militaro- politiques au ministère de la Défense, Amos Gilad. Selon ce conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak, le Hamas, «tout en prônant la destruction d'Israël, juge que le moment n'est pas opportun pour une confrontation».

De son côté, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force en juin 2007 contre l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, a averti qu'il était prêt à la guerre, tout en affirmant respecter la trêve militaire en vigueur depuis la fin de l'opération «Plomb durci».

(ats)

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