Actualisé 24.06.2013 à 19:58

Europe

Escroquerie à la Madoff dans plusieurs pays

Sept personnes ont été mises en examen en France dans le cadre d'une grosse arnaque concernant des centaines de victimes. Dix pays européens sont concernés, dont la Suisse.

L'affaire est comparée à celle de Bernard Madoff, condamné en 2009 à 150 ans de prison pour l'escroquerie de 20 milliards de dollars. (photo: AFP)

L'affaire est comparée à celle de Bernard Madoff, condamné en 2009 à 150 ans de prison pour l'escroquerie de 20 milliards de dollars. (photo: AFP)

«L'affaire est encore en cours et l'ensemble des éléments ne sont pas encore connus», a insisté le procureur Thierry Pocquet du Haut-Jussé lors d'une conférence de presse. Des interpellations et des perquisitions ont été menées simultanément le 17 juin dans dix pays européens visant «21 objectifs», «tous remplis», «14 en France et sept à l'étranger», pour «escroquerie en bande organisée et blanchiment aggravé», a expliqué le magistrat.

Les pays dans lesquels les opérations ont été menées sont le Luxembourg, l'Allemagne, la France, la Belgique,l'Italie, Malte, la Suisse, Chypre, les Seychelles et le Portugal (archipel des Açores). «Sur les 14 objectifs en France, sept ont été mis en examen» parmi lesquels quatre ont été incarcérés, dont la tête du réseau, les trois autres étant laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

150 ans de prison

Au plan français, environ 400 victimes ont été identifiées pour «au moins 20 millions d'euros» mais il en reste quelques centaines d'autres à identifier. L'escroquerie s'est également développée en Allemagne, a indiqué le magistrat. «Il s'agit d'une escroquerie de très grande ampleur, sur un mode assez classique. Les démarcheurs faisaient miroiter des rendements mirifiques», allant jusqu'à 30% par an, a précisé le procureur, ajoutant que l'essentiel des sommes allait sur des comptes aux Seychelles.

À l'instar du système mis en place par l'Américain Bernard Madoff, condamné en 2009 à 150 ans de prison pour l'escroquerie de 20 milliards de dollars, «ceux qui réclamaient leurs intérêts étaient satisfaits par l'argent prélevé sur de nouvelles victimes», a expliqué le procureur. Cette affaire est l'occasion d'une «mobilisation et d'une coopération remarquables au plan européen», grâce en particulier à Eurojust, agence judiciaire européenne basée à La Haye, où un centre de coordination a été mis en œuvre pour cette affaire. «Le dossier commence», a insisté l'un des enquêteurs. (afp)

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