Actualisé 12.02.2020 à 06:28

CryptoleaksLe renseignement suisse victime ou complice ?

Tant la section suisse d'Amnesty International que les sections nationales des partis politiques suisses demandent des clarifications sur les révélations des Cryptoleaks.

Le bâtiment qui abrite le SRC à Berne.

Le bâtiment qui abrite le SRC à Berne.

Keystone

Il faut faire la lumière sur l'affaire d'espionnage qui a permis aux services de renseignement allemand et américain d'intercepter des milliers de documents via l'entreprise zougoise Crypto. Les partis et Amnesty International veulent des réponses.

Le PDC estime qu'il est juste et important que le Conseil fédéral se saisisse de cette question et la réexamine, a indiqué mardi sa porte-parole. Du côté du PS, on s'interroge sur Twitter: le service de renseignements est-il victime ou complice? Les socialistes exigent des clarifications et une enquête complète.

Ils se disent prêts à rejoindre une éventuelle commission d'enquête parlementaire s'il est réellement prouvé que la Confédération a failli. Le groupe parlementaire des Verts va aussi discuter de la possible création d'une commission d'enquête parlementaire, a indiqué le conseiller national et président du groupe des Verts Balthasar Glättli (Verts/ZH) dans l'émission Forum sur la RTS ce mardi soir.

Pour le PLR également, une CEP est une «option sérieuse», a déclaré la présidente du parti Petra Gössi dans une interview aux journaux alémaniques du groupe Tamedia, éditeur de ce journal. Elle permettrait d'avoir «plus de force et de pression pour obtenir rapidement des résultats» que l'enquête confiée à l'ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer.

Les libéraux-radicaux réfléchissent actuellement s'ils n'entendent pas déposer une demande de CEP lors de la session parlementaire de mars, a ajouté Mme Gössi, qui appelle de ses voeux une clarification complète - tout comme Amnesty International.

L'organisation de défense des droits de l'homme voit des implications dans les violations des droits de l'homme. Beat Gerber, de la section suisse, a déclaré à Keystone-ATS, que la question est de savoir si des informations sur de graves violations, provenant par exemple des dictatures militaires en Amérique latine, ont atteint le service de renseignement suisse et le Conseil fédéral. Si l'information leur était parvenue, la question se poserait de savoir ce qu'en ont fait les autorités concernées. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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