Actualisé 06.07.2010 à 21:03

vacancesEt ils sont à combien, vos euros?

Dans la jungle bancaire, s'orienter pour changer ses francs peut être compliqué. Conseils.

de
Stéphanie Billeter
Mieux vaut changer son argent avant son départ en vacances, afin d'éviter toute mauvaise surprise.

Mieux vaut changer son argent avant son départ en vacances, afin d'éviter toute mauvaise surprise.

Que l'on aille en France, en Italie ou en Espagne, la baisse­ de l'euro a du bon. Mais, avant de boucler les valises, faire le tour des bureaux de change peut révéler des surprises: l'euro oscille de 1 fr. 34 à 1 fr. 37.

«C'est comme dans les grands magasins, il y a différents prix pour un même produit, explique Olivier Scharrer, porte-parole adjoint de la BCGE, à Genève. Chaque banque applique ses taux en fonction du travail qu'elle estime fournir.»

Où changer son argent, alors? Dans sa propre banque, afin d'éviter la commission de 5 francs qui frappe les non-clients. Dans les bureaux de change, souvent compétitifs – à condition de «vérifier quelle est la commission prélevée, qui peut augmenter nettement la somme globale»,­ recommande Mathieu Fleury, secrétaire général de la FRC. Ou alors changer au bancomat, comme le conseille la Banque Migros.

Et attendre? «Non, répond Olivier Scharrer, il vaut mieux changer maintenant pour se prémunir contre un éventuel rebond temporaire de l'euro.» La devise remontait mardi déjà.

Multiplier les systèmes pour éviter les risques:

- Argent liquide: à changer avant de partir. S'il n'est pas possible d'acheter la devise en Suisse, prévoir des dollars.

- Travel Cash: la carte remplace les Traveler Cheques. A charger avec le montant voulu (jusqu'à 10'000 fr). Coût: 1%. En cas de vol ou de perte, elle est remplacée avec le solde restant. En outre, le voleur ne saura rien du compte bancaire.

- Carte de crédit: ne partez pas sans elle, un classique!

Payer à l’étranger avec sa carte

Les automates et les vendeurs le proposent de plus en plus souvent: «Voulez-vous payer en euros ou en francs?» Avant de paniquer, entendons les recommandations, unanimes: accepter de régler dans l’argent du pays. «C’est plus avantageux», dit Olivier Scharrer, de la Banque cantonale de Genève. Surtout côté commission.

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