Actualisé 02.02.2015 à 05:28

Mondiaux de VailEt pourquoi ne serait-ce pas le tour de Suter?

La Schwytzoise a flirté avec les podiums dans les grands rendez-vous, sans y monter. Cette année pourrait être la sienne.

von
J.-Ph. Pressl-Wenger
Vail
Fabienne Suter se sent prête pour le super-G des Mondiaux de Vail/Beaver Creek.

Fabienne Suter se sent prête pour le super-G des Mondiaux de Vail/Beaver Creek.

A un peu plus d'un jour du super-G de mardi, Fabienne Suter s'est prêtée au jeu de l'interview. Sans se départir d'une certaine timidité, mais en faisant l'effort de répondre en français, elle a évoqué la piste de Beaver Creek, et l'importance que les épreuves à venir recèlent.

Fabienne Suter, comment vous sentez-vous au moment d'entamer ces Mondiaux?

Disons que ça me plaît beaucoup d'être ici. J'aime bien la piste, le village et les gens. J'espère que tout ira bien. La piste ici est très technique, elle comporte notamment un long mur où il faut beaucoup de courage. Je sais que j'ai ce courage et que je pourrais l'utiliser en course.

Dans ce genre de courses, seules les médailles comptent. C'est aussi votre objectif?

Oui, bien sûr que mon objectif reste une médaille. Mais toutes les athlètes en veulent une. Et il n'y en a que trois par course. Ce serait extraordinaire de réussir cette fois.

Vous êtes en forme. Pensez-vous pouvoir bousculer les favorites?

Oui je pense que je peux rivaliser avec les meilleures, mais pour le moment, je n'ai pas encore réussi à faire un super-G comme il faut de haut en bas. Je fais toujours une faute à un moment donné et ça m'énerve. En descente, ça va mieux et c'est un point positif par rapport à la saison passée où je n'avais le niveau uniquement en super-G.

Dominique Gisin a réussi à se sublimer à Sotchi pour devenir championne olympique en descente. Pourquoi ne serait-ce pas votre tour de gagner?

Je ne sais pas si ce sera possible. Dominique a réussi, mais ce n'est pas facile. Je vais évidemment essayer. Décrocher une médaille ce serait déjà un rêve. Je vais donc essayer de tout risquer sur cette piste. Je veux faire tout mon possible et on verra bien ce qui arrive.

Est-ce que vous préparez les course des Mondiaux différemment des habituelles épreuves de Coupe du monde?

Le côté psychologique est très important. Tout le monde dit que c'est une course comme les autres. Mais ce n'est pas vrai. Pour nous, c'est difficile. Il n'y a qu'à voir le nombre de journalistes qui sont là pour nous, on voit que ce n'est pas normal. C'est quelque chose de spécial.

Qu'est-ce qu'il vous manque encore pour réussir une manche idéale?

Si je savais ce qu'il me faut pour réussir une course parfaite de haut en bas, je l'aurais déjà mis en place lors d'autres Mondiaux ou lors des JO. Mais aujourd'hui, je peux dire que je suis prête.

Vous vous êtes déjà imposée en Coupe du monde, utilisez-vous ce sentiment agréable dans votre préparation?

La victoire à Bansko c'était un sentiment incroyable mais c'était il y a longtemps. C'est toujours difficile de repenser à ce sentiment. On peut essayer. Mais au départ je ne pense qu'à la course, à la piste et pas à beaucoup d'autres choses. C'est ce qui marche pour moi.

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