Actualisé 01.11.2013 à 08:22

Suisse romande

Et pourquoi pas élire un «maire de la nuit»?

Le milieu de la nuit français appelle à l'élection d'un défenseur des noceurs. En Suisse, l'idée ne séduit pas tous les acteurs du secteur.

de
Jason Huther
Il ne tient qu'au amoureux de la vie nocturne, comme ici au MAD, de se mobiliser pour élire un "maire de la nuit".

Il ne tient qu'au amoureux de la vie nocturne, comme ici au MAD, de se mobiliser pour élire un "maire de la nuit".

Les mondes de la fête parisien, toulousain et nantais ont lancé, dans leurs cités respectives, via les réseaux sociaux, l'élection d'un «maire de la nuit». Il devrait défendre les intérêts des noctambules et des établissements auprès des institutions. Par exemple, en luttant contre les règlementations jugées trop dures ou en négociant avec le voisinage. Les candidats mènent de véritables campagne qui traitent des transports publics à la discrimination à l'entrée des boîtes. Ce principe vient d'Amsterdam qui l'applique depuis 2003 officiellement.

En Suisse romande, les avis sont partagés face à cette solution populaire aux tensions nocturnes. A Genève, on y voit du positif sous certaines réserves: «ce qui est important c'est défendre tous les lieux», dit Marie-Avril Berthet, présidente du «Grand Conseil de la Nuit», association qui travaille avec les autorités depuis trois ans et rassemble des bars, cabarets et discos en tous genres. Du côté de la Ville, Sami Kanaan, en charge de la culture et des sports est séduit: «sous réserve qu'il représente vraiment quelque chose, cet élu serait un nouvel intervenant avec qui dialoguer».

A Lausanne, l'accueil est plus mitigé, les professionnels estiment que ça existe déjà avec «POOL Lausanne la nuit», un groupe de gérants qui se retrouvera la semaine prochaine pour discuter de son avenir, «il faudrait qu'on ait des gens du dehors, comme quelqu'un du Conseil des jeunes», relate Thierry Wegmuller du D! Club. La municipalité estime qu'il n'y a pas de revendications populaire. Elle cherche à concilier divers intérêts: habitants, gérants, noceurs, sécurité et santé, avec des états généraux de la nuit le 20 novembre.

Et vous, êtes-vous pour l'élection d'un «maire de la nuit» en Suisse romande?

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