Actualisé 02.03.2015 à 18:42

Fédérales 2015

Et si le franc rapprochait les partis bourgeois?

L'UDC, le PLR et le PDC tentent de trouver un terrain d'entente sur les mesures à prendre pour lutter contre franc fort.

Les trois partis bourgeois se sont entretenus lundi, sans toutefois aboutir à une décision concrète. Une nouvelle rencontre est prévue durant la session parlementaire en cours.

«Nous essayons de travailler ensemble là où c'est possible», a expliqué le président du PLR Philipp Müller devant les médias à Berne. Il n'est pas question d'apparentements en vue des élections fédérales, a-t-il néanmoins précisé.

Le but de ces rencontres, auxquelles participent les présidents des groupes parlementaires et les secrétaires généraux, est de se mettre d'accord sur des mesures communes aux trois formations pour aider les entreprises à faire face au franc fort et ainsi sauvegarder les emplois, a ajouté le président du PDC Christophe Darbellay.

L'économie doit être soutenue par un programme de dérégulation, a déclaré le président de l'UDC Toni Brunner. Les partis ont reçu une douzaine de propositions. Ils vont maintenant les analyser, en faire un catalogue et choisir quelle proposition peut les mettre d'accord.

La rencontre de lundi a été initiée et présidée par l'UDC, mais chacun va tour à tour l'organiser et la présider. Si un consensus est trouvé, les partis bourgeois convieront aussi les milieux économiques à la table des négociations. Les partis n'excluent d'ailleurs pas d'y inclure le PBD et les Vert'libéraux.

«Le diable est dans le détail»

Ce n'est que le début du processus, a rappelé le Philipp Müller. Il faut encore l'aval des groupes parlementaires, sinon «nous n'avons plus de majorité au Parlement». Et Christophe Darbellay de tempérer également: «Le diable est dans les détails».

Il faudra inévitablement parler de la mise en oeuvre de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse. Par contre, contrairement à ce que plusieurs médias ont relayé, «les bilatérales ne sont pas une condition» à une entente, a tranché Christophe Darbellay.

Ce qui est essentiel à ce stade, «c'est qu'on puisse se concentrer sur quelques mesures qui apportent des résultats», a résumé le Valaisan. (ats)

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