Ukraine: Et si les Russes refusaient l'accès à leur arsenal?
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UkraineEt si les Russes refusaient l'accès à leur arsenal?

La Russie envisage de suspendre les inspections de son arsenal d'armes stratégiques, y compris les missiles nucléaires, en réponse aux «menaces» venant des USA et de l'Otan.

«Les menaces non fondées des Etats-Unis et de l'Otan contre la Russie à propos de sa politique envers l'Ukraine sont perçues par nous comme un geste inamical qui permet donc de déclarer des circonstances de force majeure», a déclaré un haut responsable non identifié du ministère, dans un communiqué aux agences de presse russes.

«Nous sommes prêts à faire cela en réponse aux déclarations du Pentagone sur la suspension de la coopération entre les ministères de la Défense de Russie et des Etats-Unis», a-t-il dit.

Liens militaires suspendus

Le Pentagone a annoncé lundi que les Etats-Unis avaient suspendu tous les liens militaires entre Washington et Moscou en raison de l'intervention russe en Crimée.

Les inspections ont lieu dans le cadre du Traité de réduction des armes stratégiques (START) passé avec les Etats-Unis, et dans celui du Document de Vienne entre les pays membres de l'OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).

Y mettre fin risque fort d'être considéré par l'Occident comme une violation majeure de ces accords, vus comme une pierre angulaire du maintien de la paix dans le monde depuis la fin de la Guerre froide.

«Etant donné que de telles inspections relèvent d'une question de confiance, dans des conditions de sanctions décrétées de facto par les Etats-Unis, il ne peut y avoir de contacts bilatéraux réguliers sur le respect des accords», a-t-il encore estimé.

Restrictions de visas

Le nouveau traité START entre la Russie et les Etats-Unis a été signé entre le président américain Barack Obama et le chef du Kremlin de l'époque, Dmitri Medvedev, et est entré en vigueur en février 2011.

Il prévoit des réductions draconiennes de missiles et têtes nucléaires des deux côtés et autorise 18 inspections par an sur des sites militaires.

Outre la suspension de la coopération militaire, les Etats-Unis ont imposé cette semaine des restrictions de visas et M. Obama a signé un décret autorisant des gels d'avoirs sur les individus ou entités dont les activités «minent le processus démocratique et les institutions en Ukraine» et «menacent la paix, la sécurité, la stabilité». (afp)

Les observateurs de l'OSCE vont à nouveau tenter d'entrer en Crimée (OSCE)

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) a annoncé que ses observateurs tenteraient à nouveau samedi de pénétrer en Crimée, après avoir été refoulés deux fois cette semaine à l'entrée de cette région ukrainienne contrôlée par les forces russes.

«Oui, la mission va à nouveau tenter d'entrer en Crimée aujourd'hui, ils se dirigent actuellement vers le point de contrôle d'Armiansk», a déclaré un porte-parole de l'Organisation, Tatiana Baeva, ajoutant que la mission comprenait 54 personnes, civils et militaires, originaires de 29 pays.

Un virus vise l'Ukraine

Un virus informatique très puissant a infiltré des ordinateurs en Ukraine, où 22 cas on été enregistrés depuis 2013, année du début de la crise politique dans ce pays, selon un rapport de l'organisme BAE Systems spécialisé dans le cyber espionnage.

Le virus en question, baptisé Snake, est «l'une des menaces plus sophistiquées et les plus persistantes que nous étudions», explique BAE Systems dans un rapport publié vendredi à Londres.

Apparu en 2006, ce virus semble avoir été déployé de façon plus agressive depuis 2013, selon la même source: sur 56 cas répertoriés depuis 2010 dans le monde entier, 44 ont été enregistrés depuis l'an dernier.

L'Ukraine est la principale cible, avec 22 cas depuis 2013, dont 14 constatés depuis le seul début de l'année 2014, alors que la crise politique en Ukraine s'accélérait avec la chute du président pro-russe Victor Ianoukovitch fin février. Les opérateurs de ce virus agissent en semaine et essentiellement dans un fuseau horaire correspondant à Moscou, constate BAE Systems.

Des observateurs visés

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a annoncé samedi que ses observateurs avaient renoncé à se rendre en Crimée après avoir subi des tirs de sommation. Aucun des observateurs, tous désarmés, n'a été blessé, a précisé l'OSCE.

La mission tentait pour le troisième jour consécutif de franchir le détroit de Kertch, un bras de mer étroit qui sépare le territoire russe de la péninsule ukrainienne. Un porte-parole de l'OSCE a indiqué que les observateurs s'étaient repliés dans la ville la plus proche, Kherson, afin de décider de la conduite à tenir.

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