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05.11.2020 à 16:00

CultureEt si pendant le semi-confinement, on tentait le challenge d’écriture Nanowrimo

Écrire une nouvelle en un mois, c’est le but que des écrivains en herbe se sont fixé. Ce n’est pas un concours, il n’y a aucun prix à l’arrivée, si ce n’est le plaisir d’avoir relevé le défi. Vous aussi, vous pouvez y participer!

von
Marie-Adèle Copin
5.11.2020

Nano quoi? Nanowrimo. C’est la contraction des mots anglais «National Novel Writing Month» qui signifie «Mois national d’écriture de roman». Ce challenge propose d’écrire une nouvelle de 50 000 mots minimum en 30 jours durant le mois de novembre, l’équivalent d’un court roman comme «Gatsby le magnifique». Ce n’est pas un concours, c’est un marathon d’écriture. Il n’y a pas de prix à l’arrivée, le but c’est de finir, de se fixer un objectif ou encore d’apprendre la régularité dans l’écriture.

L’idée est née dans la tête de l’écrivain et professeur Chris Baty en 1999, aux États-Unis. Il avait la vingtaine et il explique avec humour sur le site officiel qu’il voulait écrire un roman pour les mêmes raisons qui poussent des jeunes de son âge à cette époque à créer un groupe de musique: emballer les filles. Au début, il n’y avait que 21 participants, désormais il y en a plus de 360 000 répartis dans 90 pays.

Pour y participer, on s’enregistre sur le site officiel et on découvre une communauté virtuelle qui échange des conseils. En temps normal, on peut se retrouver entre habitants d’une même région du monde, d’un même pays ou d’une même ville. Une façon d’être discipliné.

Avec la situation actuelle, il faudra redoubler d’efforts pour y parvenir. Car 50 000 mots, c’est beaucoup, c’est l’équivalent de 1667 mots par jour, soit sept pages sur Word. Mais comme l’explique sur sa chaîne YouTube le magicien français Fabien Olicar, qui participe depuis quatre ans à ce challenge, on n’a pas besoin d’une idée pour écrire quelque chose. «On oublie la qualité et on se concentre sur la quantité», explique-t-il. En effet, «ce n’est pas très compliqué d’écrire, disait l’écrivain Thomas Bernhard cité dans «Yoga» le dernier livre d’Emmanuel Carrère, il suffit d’incliner la tête et de laisser tomber tout ce qu’il y a dedans sur une feuille de papier.» Alors, prêt à relever le défi?

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3 commentaires
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Manuscrit-Fiction

06.11.2020 à 12:14

Le Sage avait raison. Comment comprendre ce qu'on ne vit pas soi-même ? Comment imaginer la douleur de ceux qui ont tout perdu ? J'imagine la détresse. Ainsi est fait l'humain, il a besoin d'exister par ses créations. La nuit agira comme un flux et un reflux. Il existe un moment où la douleur semblera se retirer et deviendra si lointaine qu'elle sera à peine perceptible dans les limbes. Penser que des personnes malintentionnées puissent utiliser les idées de vos livres à mauvais escient est insupportable. Si les livres finissent souvent mal, c'est parce que la vie est une garce, ni plus ni moins. Même si un roman est un jeu d'illusions, tout est aussi vrai que faux, et l'histoire ne commence à exister qu'au moment où vous la lisez. Les vagues grandissent, de plus en plus fortes et violentes, jusqu'à venir se briser sur un coin de votre âme. La douleur se réveille, pire que la veille, comme du sel versé sur une plaie.

Kilroy

06.11.2020 à 04:04

«On oublie la qualité et on se concentre sur la quantité», magnifique reflet de notre société.