Actualisé 08.09.2015 à 16:45

Raffinerie de Collombey (VS)

Et si Tamoil devait sortir 60 millions?

La «lex Tamoil» séduit le Grand Conseil valaisan. La compagnie pétrolière risque bien de devoir financer la remise en état du site de Collombey.

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nxp/dri

Pour éviter que la raffinerie de Collombey (VS) ne se transforme en une friche industrielle vétuste, le Parlement Valaisan s'apprête à accepter une modification de la loi sur les constructions. L'entrée en matière n'a soulevé aucune opposition mardi matin.

Déposée en avril, le texte octroie aux autorités compétentes le pouvoir d'ordonner la remise en état du site qui n'est plus utilisé. «Pour les constructions situées sur les zones à bâtir, c'est la commune qui fait autorité. En dehors de ces zones, le relais est assuré par la Commission cantonale des constructions», explique le député PLR Philippe Nantermod.

«60 millions sur la table»

Une garantie financière pourra également être exigée auprès du propriétaire afin de couvrir les frais de démolition. Dans le cas de la raffinerie, «soit Tamoil met 60 millions sur la table, soit la commune sera en droit de séquestrer tout ce qui se trouve sur le site», poursuit Philippe Nantermod.

Cette base légale manquait, a déclaré le président du gouvernement Jacques Melly. Le décret permet de combler ce vide juridique en attendant une révision totale de la loi sur les constructions. Le débat de détail a lieu vendredi, mais les groupes n'ont pas laissé planer de doute quant à leur position.

Si, comme prévu, le décret est accepté par le Grand Conseil, les «nouvelles mesures entreront immédiatement en vigueur», rappelle le député. Un bref délai sera néanmoins accordé à Tamoil, le temps que l'entreprise mette de l'ordre dans ses affaires et puisse faire un bilan. (nxp/dri/ats)

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