Elections: Et si Toni Brunner devenait conseiller fédéral?
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ElectionsEt si Toni Brunner devenait conseiller fédéral?

La tête de l'UDC aimerait bien que le président du parti se présente pour l'élection du 9 décembre. Mais le St-Gallois affirme qu'il n'est pas intéressé.

par
Christine Talos
Toni Brunner va-t-il se lancer dans la course au Conseil fédéral comme Ueli Maurer l'avait fait avec succès en 2008?

Toni Brunner va-t-il se lancer dans la course au Conseil fédéral comme Ueli Maurer l'avait fait avec succès en 2008?

Depuis les élections fédérales de dimanche, qui ont vu triompher l'UDC, c'est la question qui agite toute la classe politique suisse: faut-il élire un 2e agrarien au Conseil fédéral, et si oui, quel candidat? Depuis plusieurs semaines, le parti lance les noms des papables. Dernier en date et pas des moindres: le président du parti lui-même, soit Toni Brunner.

Selon Blick, Christoph Blocher, Roger Köppel et Albert Rösti, soit les têtes pensantes du parti, aimeraient bien que le St-Gallois se lance. Mais celui-ci a toujours affirmé qu'il n'était pas intéressé. Le Conseil fédéral n'est pas une option pour moi, a-t-il encore souligné mercredi à la NZZ.

Les grands du parti espèrent sans doute faire changer d'avis Toni Brunner, comme Ueli Maurer l'avait fait avant son élection en 2008. Alors qu'il était lui aussi président de l'UDC à l'époque, il avait décliné l'offre, avant de se raviser et de se faire élire au Conseil fédéral.

En tout cas, le patron de la WeltwocheRoger Köppel, brillamment élu au National dimanche, y croit. Son journal titre même dans son édition du jour: «Toni Brunner au Conseil fédéral» et explique pourquoi «c'est le choix le plus juste». Selon les auteurs de l'article, même ses adversaires pourraient apprécier sa philanthropie.

Reste à savoir si la candidature de Toni Brunner peut séduire les autres formations. Seul parti à soutenir l'UDC dans sa volonté de placer un 2e membre au Conseil fédéral, le PLR a déjà annoncé que le nouvel élu UDC devrait défendre les bilatérales, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme et le droit international impératif. Pour le PDC, le candidat devra avant tout être collégial. Du côté du PS, on revendique le respect de la diversité. Le parti réclame donc soit une femme UDC soit un Latin. Autant de qualité que le président actuel ne possède pas, lui qui ne parle d'ailleurs même pas un mot de français.

Pour rappel, une dizaine de noms figureraient actuellement sur la liste des candidats retenus par la commission de sélection de l'UDC. Parmi les Romands, le conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger et le conseiller national vaudois Guy Parmelin sont intéressés. Ils ont annoncé mardi leur disponibilité. Le groupe parlementaire fera son choix le 20 novembre.

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