Equipe de Suisse: Et toi, le Liechtenstein, qui es-tu ?
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Equipe de SuisseEt toi, le Liechtenstein, qui es-tu ?

La Suisse affronte mercredi soir son petit voisin. Un match qui ne déchaîne pas les passions.

par
Robin Carrel
Thoune
Le sélectionneur du Liechtenstein, Rene Pauritsch est aussi à Thoune pour préparer un match important. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)

Le sélectionneur du Liechtenstein, Rene Pauritsch est aussi à Thoune pour préparer un match important. (KEYSTONE/Gian Ehrenzeller)

Dire que vous en prendrez plein les mirettes en regardant l'opposition entre la troupe de Vladimir Petkovic et la sélection liechtensteinoise serait un bien vilain mensonge. En général, les Helvètes rencontrent les joueurs de la Principauté pour une bonne raison. Que ce soit se mettre en confiance, ne pas risquer de blessures ou tâter du gazon synthétique quelques jours avant un déplacement en Lituanie sur ce genre de revêtement.

160 fois moins de licenciés

Car le Liechtenstein n'est pas à proprement parler une puissance du football mondial. Il pointe à la 129e place du classement FIFA, derrière le Vietnam et la Tanzanie, à égalité avec la Thaïlande et juste devant le terrible Luxembourg. Mine de rien, la «Nati» (oui, l'équipe de la Principauté s'appelle aussi comme ça) reste sur deux succès lors des trois derniers matches: face à la Moldavie (0-1) et contre St-Marin (1-0). Entre deux, c'est vrai, elle s'était faite gifler à domicile par l'Autriche (0-5)...

Les hommes de Rene Pauritsch ne comptent toutefois pas faire de la figuration face à leur «grand» voisin. Alors certes, ils ont toujours perdu face aux Suisses (7 défaites) et n'ont inscrit qu'un seul but lors de ces confrontations, mais les Liechtensteinois veulent se préparer au mieux avant de rencontrer une nouvelle fois la Moldavie, histoire d'espérer encore quelque chose dans leur groupe G de qualification à l'Euro 2016.

A double tranchant

Pour le Liechtenstein, pouvoir espérer encore quelque chose après avoir disputé 5 parties est déjà un sacré progrès. Il pointe actuellement à la 5e place d'un groupe de 6, à 4 longueurs de la Russie, actuellement 3e. «On se réjouit de cette partie, se marrait mardi soir le sélectionneur autrichien, qui dispose d'un réservoir d'environ 1700 joueurs actifs (c'est 160 fois moins qu'en Suisse). Nous allons aussi nous tester et travailler défensivement face à une équipe de standing. On sait que ce sera dur, que ça va aller vite. D'autant plus sur terrain synthétique...»

L'enjeu sera donc tout relatif, mercredi soir (20h15) à la Stockhorn Arena de Thoune. Mais le problème, avec ce genre de parties, c'est que la Suisse n'a d'autres choix que de s'imposer largement. Si la victoire est chiche (comme le 1-2 de 2011, le 1-0 de 2004 ou le 0-1 de 1982) ou peu spectaculaire, la «Nati» (la nôtre cette fois) essuiera des critiques et n'ira pas défier la Lituanie dimanche avec le plein de confiance. Un match à double tranchant, donc.

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