Actualisé 23.01.2007 à 20:24

Etats-Unis - Discours sur l?état de l?Union

Washington - Le président George W. Bush devait prononcer mardi soir le grand discours annuel sur l?état de l?Union devant un Congrès dominé désormais par ses adversaires démocrates. Ce nouveau parlement est entré en résistance contre l?augmentation du contingent en Irak.

Pour la première fois en six ans, M. Bush devait s?exprimer, à 21h00 (03h00 mercredi en Suisse), devant un parlement où ses amis républicains sont minoritaires après les élections de novembre.

Et la majorité à laquelle il fait face s?est braquée contre sa décision d?envoyer en Irak 21 500 soldats supplémentaires, annoncée quelques jours seulement après qu?elle a commencé à siéger. La contestation s?étend à d?éminents républicains qui souscrivent à des projets de résolution hostiles au plan présidentiel.

M. Bush devait défendre son plan en invoquant une nouvelle fois les nécessités de "la guerre contre le terrorisme" et les dangers que les Américains courraient sur leur territoire s?ils se retiraient prématurément d?Irak.

Mais il a clairement signifié qu?il ne ferait pas marche arrière, au risque d?être accusé d?ignorer la volonté exprimée par les Américains aux élections de novembre, dont les démocrates avaient fait un référendum sur l?Irak. Selon les sondages, une vaste majorité d?Américains désapprouvent la politique irakienne de M. Bush et l?envoi de troupes supplémentaires.

Calendrier de retrait réclamé

Nombre de démocrates réclament un calendrier de retrait, que M. Bush a encore refusé lundi. Certains proposent de plafonner le nombre de soldats américains. D?autres, minoritaires, menacent de couper le financement de la guerre.

Mais la Maison Blanche a aussi promis "d?audacieuses propositions" intérieures dans ce discours qui trace les grandes lignes de la politique nationale. M. Bush plaidera ainsi pour des incitations fiscales destinées à aider les Américains à se doter de la couverture médicale dont des millions d?entre eux sont dépourvus.

Il devrait aussi préconiser de nouvelles mesures pour réduire la consommation de carburant des véhicules et ce qu?il avait appelé dans son précédent discours sur l?état de l?Union la "dépendance pathologique" des Etats-Unis au pétrole.

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