Actualisé 03.08.2011 à 05:57

Santé

Etre centenaire, une question de gènes

Pour devenir vieux, mieux vaut compter sur sa génétique que sur sa manière de vivre.

En 2006, la genevoise Edith Naef avait demandé un vol en hélicoptère pour ses 108 ans.

En 2006, la genevoise Edith Naef avait demandé un vol en hélicoptère pour ses 108 ans.

La longévité est davantage liée aux gènes et à l'hérédité qu'aux modes de vie et d'alimentation, révèle une étude réalisée par des chercheurs israéliens et publiée dans la revue de la Société américaine de gériatrie.

Les chercheurs ont mené leur étude sur 477 juifs ashkénazes, âgés de 95 à 122 ans et vivant de façon autonome. Quelque 75% des participants étaient des femmes.

La population de juifs ashkénazes a été choisie car elle est «plus uniforme que d'autres génétiquement parlant, ce qui rend plus facile la découverte de gènes différents», explique l'étude.

Dans l'ensemble, ce groupe de personnes âgées présentait des modes de vie à peu près similaires à la moyenne de la population, que ce soit en termes de ratio taille-poids, d'exercice physique, de régime alimentaire ou de consommation de tabac.

Plus d'alcool et moins de sport

Les comparaisons ont été faites avec un échantillon de 3164 personnes nées à la même époque que les centenaires et ayant été examinées entre 1971 et 1975 lors d'une enquête nationale sur la santé et la nutrition.

Les résultats montrent que les personnes ayant vécu le plus longtemps ont bu légèrement plus et fait moins d'exercice que la moyenne générale. Quelque 24% des hommes les plus âgés ont ainsi consommé de l'alcool quotidiennement, contre 22% de la moyenne des hommes, tandis que 43% d'entre eux ont fait de l'exercice régulièrement, contre 57% de la moyenne des hommes.

«Cette étude suggère que les centenaires doivent posséder des gènes de longévité supplémentaires qui leur servent de protection contre les effets nocifs d'un mode de vie peu sain», explique Nir Barzilai, directeur de l'Institut de la recherche sur l'âge à la faculté de médecine de l'Université Yeshiva, à New York, et l'un des principaux auteurs de l'étude.

Il prévient toutefois: «Bien que cette étude prouve que les centenaires peuvent être obèses, fumer et ne pas faire d'exercice, ces modes de vie ne sont guère conseillés pour la plupart des gens qui ne présentent pas de cas de longévité dans leur famille». (afp)

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