Etude sur le logement 96 % des Suisses sont satisfaits de leur habitation

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Etude sur le logement 96 % des Suisses sont satisfaits de leur habitation

La plupart des Suisses sont satisfaits de leur logement, même s'il ne correspond pas forcément à tous leurs désirs.

C'est ce que révèle une étude commandée par l'Association suisse des propriétaires fonciers (HEV), présentée vendredi.

Indépendamment du revenu, la grande majorité des Suisses (70 %) se disent «extrêmement satisfaits» de leur logement, indique l'étude. Un quart des personnes interrogées (26 %) sont «plutôt satisfaites». On ne constate pas de grande différence entre les locataires et les propriétaires.

«Nous sommes surpris en bien», a déclaré le président du HEV lors de la présentation de l'étude à Berne. Le marché actuel couvrirait donc les besoins principaux des personnes. De plus, le taux de satisfaction varie peu entre bas et hauts revenus, se réjouissent les responsables du HEV.

Sentiment de bien-être

L'utilité est le premier terme qu'utilisent les personnes interrogées pour caractériser leur habitation. Les sentiments de bien-être, tranquillité, bonheur et espoir figurent peu après en tête de liste. Les auteurs de l'étude ont voulu sonder la relation subjective des Suisse à leur logement, a expliqué Urs Bieri, responsable de l'étude au HEV.

Le rapport prestation/prix du logement est considéré comme bon par 70 % des sondés. Par contre, 24 % d'entre eux trouvent qu'ils paient trop cher. Cette proportion vaut même pour les revenus de moins de 3000 francs et les petits appartements, explique M. Bieri. Pour les représentants des propriétaires, cela signifie que le marché suisse du logement propose déjà «une bonne offre pour chaque budget».

Les raisons de déménager

En tête de liste des desiderata lors du choix d'un logement: balcon, luminosité, lave-linge et sèche-linge. Le jardin, l'accessibilité en chaise roulante ou la construction écologique sont considérés comme relativement moins importants. La moitié des gens admettent n'avoir pas trouvé ce qu'ils cherchaient, au moins une fois dans leur vie.

Dans la majorité des cas, les gens ont déménagé après un changement dans leur situation personnelle, à l'achat d'une propriété ou pour un plus grand logement. La saleté, la puanteur et des conflits avec la régie immobilière seraient des raisons qui les forceraient déménager.

Selon l'étude, la majorité des Suisses (53 %) disent habiter un logement «d'usage courant», soit construit selon des normes moyennes, fonctionnel et d'un prix moyen. Près d'un quart des gens (23 %) ont déclaré résider dans un appartement à bas prix.

Quatorze pourcent des personnes sondées disposent d'une habitation de haut standing, tandis que 6 % habitent dans de grands logement spécialement conçus pour les familles. Le reste de la population (4 %) n'entre dans aucune de ces catégories.

Manques en Suisse romande

Le marché ne comble pas les besoins en Suisse romande, ni pour les logements de moins de deux pièces et demi ou les couples de concubins.

Le sondage a été réalisé par l'institut indépendant gfs.bern entre le 8 et le 26 mai 2006 auprès de 1011 résidents de toute la Suisse. Intitulée «Désir et réalité dans le logement - Moniteur du logement», l'étude devrait être réalisée à l'avenir tous les deux ans. «Seul un suivi régulier permet de bien identifier les lacunes et de réagir au marché», explique le président du HEV.

L'association des propriétaires veut ainsi tenir compte des nouveaux de modes de vie, qui résultent de l'évolution démographique et d'une individualisation croissante. Les chercheurs ont interrogé les gens sur la signification qu'ils attribuent au logement, sur leurs critères de choix et sur la différence entre leur appartement actuel et celui de leurs rêves.

(ats)

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