Suisse: Etudiants moins dopés que les fêtards
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SuisseEtudiants moins dopés que les fêtards

En Suisse, 3% des jeunes hommes ont recours à des stimulants au moins une fois par an, selon une étude. Et ce ne sont pas les étudiants qui en consomment le plus.

Le phénomène ne concerne pas seulement les étudiants qui veulent améliorer leurs performances scolaires. Il touche surtout les fêtards qui veulent rester éveillés plus longtemps.

Une étude menée auprès de trois centres de recrutement de l'armée a montré de grandes différences entre les étudiants et les non universitaires de la même tranche d'âge. Les étudiants ont expliqué qu'ils consommaient des stimulants en moyenne cinq fois par année, principalement pour améliorer leurs résultats aux examens.

Presque chaque semaine

Certains de leurs contemporains non universitaires ont recours, en moyenne, presque hebdomadairement ou environ 40 fois par an à de telles substances, surtout à la Ritaline et à des médicaments contre les troubles de l'attention, indique mercredi le Fonds national suisse (FNS), qui a financé l'étude. Leur motivation principale est de rester éveillés plus longtemps, lors de fêtes notamment.

Globalement, la consommation en Suisse est plus faible qu'aux Etats-Unis, où un étudiant sur 20 a recours à diverses substances chimiques stimulantes, à des «neuro enhancers» (dopage cérébral) ou des «smart pills». Le but premier de ces médicaments est de traiter les troubles de l'attention, de la maladie d'Alzheimer ou du Parkinson, mais leur usage est souvent détourné, notent les auteurs.

Nouvelles stratégies de prévention

L'étude a été réalisée par des chercheurs de l'équipe de Gerhard Gmel du CHUV à Lausanne entre août 2010 et novembre 2011 et a porté sur 5967 jeunes hommes. Pour les scientifiques, ces chiffres montrent qu'il faut adopter de nouvelles stratégies de prévention. Jusqu'ici, on se concentrait principalement sur les étudiants. (ats)

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