Université de Lausanne: Étudiants ulcérés face au manque de places pour réviser
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Université de LausanneÉtudiants ulcérés face au manque de places pour réviser

Chaque matin, c’est la cohue à la Banane, seul bâtiment de l’UNIL ouvert pour potasser en vue des examens.

par
Xavier Fernandez
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Chaque jour, une longue file d’attente se forme à la Banane.

Chaque jour, une longue file d’attente se forme à la Banane.

DR
À l’intérieur du seul bâtiment du campus ouvert, c’est la cohue.

À l’intérieur du seul bâtiment du campus ouvert, c’est la cohue.

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La session d’examens de janvier approche à grands pas. Mais, pour une grande partie des étudiants de l’UNIL, la sérénité n’est pas au rendez-vous, loin de là. En cause, un manque de places assises pour réviser. «Tous les bâtiments ont été fermés, à l’exception du site Unithèque de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCUL). De plus, les tables ont été espacées. Sa capacité est donc diminuée», déplore une étudiante.

«Se battre pour trouver une place»

Cette problématique est confirmée par un autre étudiant: «Pour une raison inconnue, l’UNIL a fermé le 23 décembre tous les bâtiments et bibliothèques (tels qu’Internef ou Géopolis), sauf la Banane. C’est peu, pour environ 15’000 étudiants. Résultat, chaque matin des centaines d’entre nous sont obligés de se battre pour trouver une place de travail. Dès 7 h, soit une heure avant l’ouverture, une longue file d’attente se forme déjà devant le bâtiment.»

Pour l’heure, aucune solution n’a été proposée. «Nous avons tenté d’obtenir des explications, mais les facultés sont restées sourdes à nos demandes. Elles ne veulent même pas nous accorder la possibilité de se désinscrire de certains examens. En médecine, nous avons été plusieurs à écrire et nous avons tous reçu le même e-mail de réponse, un message détaché, qui ne nous a avancés en rien», déplore l’étudiante.

«Le campus est partiellement fermé depuis que tous les cours ont basculé en ligne le 2 novembre, à la suite de nouvelles décisions sanitaires. La situation est difficile. Les bâtiments ne sont pas ouverts comme en temps normal et la BCUL ne peut pas offrir autant de places que les autres années à cause des distances et des règles sanitaires qu’elle doit aussi respecter. Nous n’avons pas le choix. Nous ne pouvons pas offrir des conditions similaires à celles des autres années, sans pandémie. Rien n’est habituel depuis mars dernier et tout peut changer d’une semaine à l’autre», explique le service de presse de l’Université.

Un désaccord subsiste néanmoins au niveau des chiffres. Là où les étudiants qui nous ont contactés évoquent une centaine de places à la bibliothèque et une soixantaine dans le réfectoire (où des places supplémentaires avaient été aménagées), l’UNIL avance qu’il y en avait environ 700 en tout. «Le 30 décembre, la BCUL était à pleine capacité Covid, soit 342 personnes. Le réfectoire était occupé par 124 personnes, 240 places étaient donc libres», précise le service de presse.

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